Dans cet internat, quatre clans d'élèves hors normes s'affrontent à mort... Choisis ton camp et bas-toi !
 

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 C'était un accident, Aya-san...|PV : Aya

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Madara A. Roussanov

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MessageSujet: C'était un accident, Aya-san...|PV : Aya   Ven 12 Oct - 20:59

Et finalement comme les autres fois, la fatigue avait eu raison d'elle. Prostrée dans un coin de sa chambre, Madara pleurait doucement et quiconque n'aurait pas pus voir les sanglot secouer son petit corps mince n'aurai pas pus savoir que les larmes jaillissaient de son corps. Quiconque n'aurait pas été en mesure de voir le carnage qu'elle avait occasionné alentours n'aurait pas pus comprendre qu'elle fatigue la saisissait désormais. Elle avait dus casser tout ce qui lui tombait sous la main, toutes les choses qui avaient eu le malheur de se trouver sur son chemin ce matin la. Du coup elle n'était même pas allée en cours. Désormais, elle n'avait même plus la force de regarder son œuvre. Les lampes, les verres...tout était brisé jusqu'au miroir. Le lit était renversé, les meubles déplacés...un chantier de guerre ou dieu savait quoi. Surtout quant on en jugeait par la quantité de sang qui imbibait le parquet de la chambre. Le sien. son propre sang. Madara découvrait avec horreur ses plaies. Elle n'en avait jamais eue de pareilles. Elle s'était ouverte les bras en fracassant le miroir et elle regardait impuissante son liquide vitale couler de son corps , doucement. Elle déchira le bas de sa robe et l'enroula autour de son bras gauche avant d'arracher sa manche droite pour faire un nouveau bandage au bras droit cette fois. Dans l'idée de stopper les saignements au moins le temps qu'elle trouve une autre alternative.

Pour comprendre la raison pour laquelle elle avait été furieuse au point de se blesser, il aurai fallut remonter dans le temps, l'espace de quelques heures. Plus en vérité mais l'élément déclencheur avait eu lieu en première heure ce matin là. Il était sept heures trente. Tout aurais pus se passer le plus merveilleusement du monde, a vrais dire par ce que la jeune fille s'était réveillée d'une humeur étrangement silencieuse. Son sourire était là, mais elle ne parlait toujours pas et pourtant elle s'était levée sur le coup des six heures du matin. Elle avait mis le bout de son nez dans les couloir des dortoirs, après avoir revêtu une jolie robe en mousseline bleue pâle, et des chaussures ouvertes ornées de papillons minuscules. Elle n'avait même pas pris la peine d'attacher ses longs cheveux roses qui lui chatouillaient les reins. Un sourire heureux s'était imprimé sur ses lèvres signe que tout allait pour le mieux, et c'était à peu près là , à ce moment précis, alors que l'horloge accrochée sur le mur orienté plein nord affichait sept heures et trente minutes, qu'elle avait perçu ce qui la mettrait dans un état de rage inconsidérée. Ils se tenaient là, l'un en face de l'autre. Deux Hell. Si elle les avait reconnu aussi rapidement c'était par ce qu'ils étaient tout deux des garçon de sa classe. Le premier s'appelait Kentarô quelque chose-elle avait oublié son nom- et le second Hanami Shiki. « la fille Estate, elle c'est pas un problème. Tu acceptes encore un peu ses caprices, tu fait semblant de devenir son pote et elle nous foutra la paix. Dis-le au chef. T'façon le seul qui vas vraiment nous mettre mal c'est Egawa. Et encore, tu utilise la fille pour faire pression, tout se passera bien. »

Ce n'était pas la première fois qu'elle entendait des choses un peu désobligeante à son sujet, sur ses pouvoir présumés inexistants, ou encore sur sa naïveté monstre, mais jamais elle n'avait pus penser ne serai-ce qu'une seule seconde qu'on essaierai de la retourner contre Kazu-kun ou bien qu'on se serve d'elle comme moyen de pression. Déjà par ce qu'elle n'était pas une objet et qu'elle était capable de se défendre et en plus par ce que même pour toute la paix du monde elle n'aurai jamais laissé quelqu'un de mauvais s'approcher de son leader. Et puis cette conversation avait été finalement la goutte d'eau qui avait fait débordé un vase déjà trop plein. Par ce que Madara était très gentille, par ce qu'elle pardonnait facilement, par ce qu'elle aimait ou essayait en tout cas, tout le monde mais ça avait un coût. Elle se reniait elle même, enfouissait tout : sa colère, ses peurs, sa tristesse...
lentement elle s'était laissée glisser contre le mur du couloir, les genoux contre la poitrine. Sayaa de la chambre voisine était venue voir son amie, et l'avait trouvée tremblante dans le couloir.
_Ania tu vas bien? ce à quoi la rose avait simplement répondu que non, elle se sentait mal et allait retourner se coucher. Sans un mot de plus elle s'était relevée et puis enfermée dans sa chambre, avait attendu en silence que le dortoir se vide entièrement, et avait laisser couler tout ce qui faisait rage en elle. Un hurlement désespérés avait jaillis hors de ses lèvres qui habituellement ne laissaient jamais rien sortir d'autre que des rires et des mots gentils, doux. Les larmes avaient inondé son visage soleil et elle avait tout fracassé au sol dans un bruit terrible.

C'était donc de cette manière peu être futile en comparaison des autre raison qui poussaient les élèves à se blesser dans cette école, qu'elle s'était ouvert les veines. Sa tête tournait. Il devait être neuf heures et demi ? Dix heures ? Elle n'en savait rien, mais elle du faire preuve de toute sa force mentale pour se relever, chancelante et sortir des dortoirs en pantelant dangereusement. Pas à pas, tout doucement elle avait regagné la sortie du bâtiment le plus discrètement possible avant de claudiquer douloureusement en direction de l'infirmerie. Elle en ouvris la porte avec ce qui lui restait de force avant de s'écrouler à genoux dans la salle d'attente. Les bras en sang, sa robe de mousseline en lambeaux. Elle devait donner l'air de sortir de la guerre. Elle respirait difficilement. La panique la gagnait peu à peu, maintenant que l'adrénaline redescendait. C'était un véritable miracle qu'elle ai tenu bon jusque là. Alors elle n'allais pas s'évanouir si près du but ! . la Russe redressa la tête comme elle pus. Ses yeux rouge sang cherchant désespérément de l'aide.
_Il....il y à quelqu'un ? elle demanda aussi fort qu'elle pus.

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Aya Baravon

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MessageSujet: Re: C'était un accident, Aya-san...|PV : Aya   Sam 13 Oct - 9:59

Une tasse de café bien chaude entre les mains, elle avançait avec un air légèrement désespérés vers sa « douce » infirmerie, ou plutôt ce qu’elle appelait dernièrement sa prison. Son poste consistait à attendre les malades dans cette pièces bien trop blanche ce qui conduisait souvent la jeune femme à s’ennuyer durant des heures et des heures.

Du coup elle serrait ses mains autour de sa tasse en regardant par les différentes fenêtres du couloir, il faisait froid, un vent assez fort menaçait sans cesse les arbres mais au moins il n’y avait pas de pluie. Par contre, il faisait très sombre, elle voyait uniquement où elle mettait les pieds grâce aux néons éblouissant du couloir. Il y avait une chose qu’elle avait appris à repérer aussi durant toutes ses années autant en médecine que durant des combats… c’était l’odeur du sang aussi fine soit-elle. Peut être que c’était dû à son pouvoir sur son propre sang ? Elle ne connaissait pas la raison et ça ne lui aurait sûrement rien apporté de le savoir.

Malheureusement avec l’odeur constante du café, elle ne se rendit compte de la présence de sang dans l’infirmerie qu’au bout de quelques pas, à ce moment précis elle se stoppa et laissa malencontreusement sa tasse tomber au sol. Sa tasse préférée en plus, avec de jolis petits lapins dessinés dessus… elle fixa pendant une longue seconde sa tasse en mille morceaux baignant dans un café dont elle n’avait même pas pu gouter une gorgée… Aya était vraiment dégoutée mais elle reprit vite ses esprits en se précipitant vers le provenance de cette odeur de sang qui venait de… son infirmerie ? Son lieu d’ennuie abritait vraiment un blessé ? Ce serait bien l’une des première fois où une personne venait la voir pour autre chose qu’un mal de ventre ou une égratignure.

Une vois légère et presque inaudible semblait demandé de l’aide lorsqu’elle entra enfin dans la pièce, découvrit une jeune fille aux cheveux rose, qui ne lui était pas inconnue, à genoux avec ce qui semblait être des bandages improvisé aux deux bras. L’état dans lequel se trouvait la jeune fille était assez préoccupant et même inquiétant sauf pour Aya qui était d’un coup de très bonne humeur… Évidemment elle cacha sa petite joie pour s’occuper convenablement de la jeune fille qui se trouva être Madara, l’élève qu’elle avait rencontrée, il n’y a pas si longtemps que ça.

Par contre, un détail la turlupinait comment est-ce qu’une fille aussi souriante qu’elle avait pu se retrouver dans cet état ? Quoi que quand on pense qu’Aya l’avait justement trouvé fatigante, peut être que ça avait finit par lui coûter cher. Bref, ce n’était pas le moment de se poser des questions, l’infirmière ferma bien la porte avant de poser une main sur l’épaule de sa patiente comme pour la rassurer.

Aya essaya de la soulever sans lui faire d’avantage de mal, mettant le bras droit de cette dernière par-dessus son épaule afin de pouvoir l’emmener vers le lit de l’infirmerie où elle l’allongea même si ça allait tâcher ses beau draps blanc. En même temps, elle avait prévenue la direction que c’était une mauvaise idée de tout mettre en blanc ici mais bon sans preuve elle ne pouvait rien faire, maintenant c’était chose faite.

Aya alla chercher le matériel dont elle avait besoin, des bandages, du désinfectant, du sparadrap et bien sûr sa mallette en cas de blessure qui nécessiterait d’avantage de soins. Elle défit un bout de tissus qui avait stoppé une des plaies de la jeune fille, sur le bras gauche pour nettoyer la plaie et y mettre un bandage digne de son nom en lui demandant quelques explications. Il était plus simple pour Aya de savoir ce qu’il s’était passé, ne serai-ce que connaître la quantité de sang perdue…

« Tu peux m’expliquer ce qui s’est passé ? Et me dire si tu as perdue beaucoup de sang ou non, que je sache exactement dans quel état tu es. »

Dans un sens, ça sautait aux yeux mais il valait mieux demander afin de savoir en détail. Premièrement la pâleur de la jeune fille montrait que oui elle avait sûrement perdue pas mal de sang mais cette pâleur pouvait aussi être autre chose donc… deuxièmement, vu les blessures sur ses bras, il s’était vraiment passé quelques chose de préoccupant, enfin… ça elle ne pouvait pas le deviner.

Elle prit le soin de la rassurer sur ce qu'elle allait dire ici, après tout c'était aussi son rôle en tant qu'infirmière non? Ne pas révéler les petits secrets des élèves qui viennent ici.

"Ne t'inquiète pas, tout ce qui est dit à l'infirmerie ne sort jamais d'ici."

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Madara A. Roussanov

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MessageSujet: Re: C'était un accident, Aya-san...|PV : Aya   Sam 13 Oct - 19:37

Elle avait été trouvée à temps finalement par ce qu'elle n'aurai pas pus tenir plus. La jeune fille aurait été bien en peine de décrire qu'elle peur atroce la saisissait. Elle avait mal oui, mais au delà de ça il y avait le froid qui la gagnait. Elle s'était mise à grelotter, tremblant de tous ses membres. Le contact de la mains d'Aya la fit juste sursauter. Madara était peu être épuisée mais elle était encore à mi-chemin entre la tempête terrible qui ravageait son crâne et brûlait son cœur et sa timidité maladive qui revenait au galop. Maintenant qu'elle reprenait ses esprits, elle ne savait plus bien ce qu'elle faisait là. Elle était simplement terrifiée. Un glapissement apeuré franchis le bout de ses lèvres alors qu'elle se laissait soulever par l'infirmière. Elle aurait aimer fuir, se cacher dans un trou de souris ou personne n'aurai jamais pus la trouver, ni même la voir dans cet état là, elle aurai aimé être une autre personne, n'être pas la Madara joyeuse et naïve qu'elle était. Elle aurai voulut être semblable aux autres, un chien assoiffé de sang qui accepte sa nature et ses pouvoirs. Mais ça n'était pas le cas. Elle n'avait pas la force psychologique d'accepter que les choses soient ainsi.

Lorsqu'elle entra en contact avec le froid des draps blanc, la jeune fille se souvint enfin de la raison qui l'avait poussée à venir se réfugier ici. La honte, la peur. Elle ne voulait pas que les autres la voient dans cet état. Elle ne voulait pas que quelqu'un d'autre ne sache ce qu'elle enfouissait. Les raisons qui la poussaient à être telle qu'elle se montrait. Une fille un peu vaine et trop gentille. Madara n'était pas comme ça. C'était un oiseau qui rêvait de liberté, un animal farouche qui ne se laissait pas approcher pour de vrais, qui mordait, et qui avait en lui sa part de noirceur. Sa colère et sa peur. Madara avait ses propres démons et avait juste cherché un moyen de les enfouir pour ne pas faire de mal aux autres certes, mais aussi pour se protéger elle de la folie qui la guettait lorsqu'elle songeait à la douleur qui la rongeait depuis son elle-même profond. Elle avait peur. Ses doigts fins se serrèrent autour des draps cependant que l'infirmière pansait son premier bras. Le désinfectant lui rongea les chairs mais elle ne produit pas le moindre bruit.
_Tu peux m’expliquer ce qui s’est passé ? Et me dire si tu as perdue beaucoup de sang ou non, que je sache exactement dans quel état tu es. Ne t'inquiète pas, tout ce qui est dit à l'infirmerie ne sort jamais d'ici

les mots mirent un certain temps à se trouver un chemin dans l'esprit embué de la Russe. Et quand bien même ils l'eurent fait il lui fallut un moment pour répondre. D'abord par ce qu'elle devait trouver ses mots et en suite par ce qu'elle devait se souvenir même approximativement. Elle visualisa la scène une nouvelle fois. La chambre entièrement retournée, les meubles renversés, le miroir brisé et son sang qui inondait le parquet de la pièce...et elle n'arrivait pas à l'arrêter de couler ! c'était précisément pour cette raison qu'elle était venue jusqu'à l'infirmerie.
_beaucoup oui. Je crois. Ça dépend de ce que vous appelez beaucoup... elle répondit dans un râle à peine audible. Et puis finalement elle chercha une réponse à l'autre question qu'on lui avait posée. Elle ne savait pas bien comment dire qu'elle était la seule coupable et qu'elle n'avait pourtant pas essayer de se suicider. Lui dire ce qu'elle ressentait. Lui dire ce qu'elle était. Comment le faire sans paraître absolument ridicule. Après tout ses blessures n'impliquait pas le moindre combat.

Pas la moindre larme au fond de ses yeux. Pas de sourire sur son visage d'ange, elle était éteinte seuls ses yeux incarnat profond remuaient, brillant d'un feu puissant. On aurai pus voir les flammes danser dans ses prunelles pour peu qu'on s'en soit approché suffisamment.
_J'ai fait ça toute seule. elle déclara haut et fort, comme une vérité fracassante. Et puis elle pris son courage à deux mains, elle souleva son bras soigné pour le porter au médaillon qui renfermait la photo d'Anhika. Elle tira dessus pour le faire passer par dessus sa tête et le tendre, ouvert, à la blonde. Elle désigna d'un indexe salit de sang coagulé l'image de la fillette blonde aux yeux gris, qui souriait à l'objectif. Pour le coup elle parla même avec tout le sérieux qu'elle possédait.
_Je ne suis pas exactement, la fillette faible qu'il faut protéger de tout. Peux de gens savent en réalité. Kazu-kun saura un jours ou l'autre que je suis venue ici et pourquoi je l'ai fait. Je n'ai donc rien à cacher n'est ce pas? elle ne souriait toujours pas et plongeât son regard dans celui de l'infirmière.
- En réalité, je suis très souvent furieuse, ou bien j'ai parfois très peur. Je suis très triste aussi. Mais je garde ces choses. La fille sur la photo s'appelle Anhika. Et elle à été la première à goûter ce que la colère peu avoir comme impact sur moi. Elle n'est pas morte. Mais il aurai mieux fallut. Son état mental se dégrade de jour en jours depuis tellement d'année qu'elle deviens un véritable légume. Est-ce que vous pouvez seulement imaginer tout le mal que je suis capable de faire si j'en ai envie? la tristesse ressortait peu à peu. Elle caressa le pendentif du bout des ongles, elle avait peur et elle ne savait même pas pourquoi elle racontait toute cette histoire à cette femme.
_Après ça j'ai décidé que je ne devrais plus jamais perdre le contrôle de moi même en présence d'un quelconque tiers. Alors quand la tristesse ou la colère se font trop fortes, je m'isole en secret. Comme ce matin. Et en principe ça fini mal. J'ai...j'ai absolument tout briser dans cette chambre Aya-san. Dans ma ...ma folie j'ai fracassé mes bras contre le mirroir. Et c'est comme ça que ...que je me suis fait mal. elle serrat les points et un gémissement parcourus son corps alors qu'elle regardait son bras droit qui saignait encore. Visiblement elle avait plus abîmé ce dernier que l'autre. Elle y voyait encore des morceau de miroir qui luisaient sous la lumière. Les draps prenaient peu à peu la couleur rouge de son sang qui fuyait. Madara Roussanov ne savait pas très bien comment réagir à présent.

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Aya Baravon

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MessageSujet: Re: C'était un accident, Aya-san...|PV : Aya   Dim 14 Oct - 14:05

Une fois qu’elle termina le bandage du bras gauche, elle se leva pour allez récupérer ses lunettes qui se trouvait sur son bureau, puis elle revint rapidement auprès de la jeune fille, découvrant de plus près la blessure du bras droit de la demoiselle. La profondeur était plus importante et en se fiant vraiment à cette plaie on pouvait deviner qu’effectivement, elle avait dû perdre beaucoup de sang. Cependant, une transfusions ne semblait pas nécessaire mais du repos était plus que recommandé.

L’infirmière ouvrit sa mallette pour y prendre une pince, du fil et une aiguille tout en écoutant les détails de sa patiente, qui était nombreux. C’était quand même impressionnant, elle avait réussit à se faire ça toute seule ? Dans un sens, on pourrait croire qu’elle avait essayé de se tuer mais si c’était le cas, elle n’avait aucune raison de venir demander de l’aide à l’infirmerie donc elle en concluait déjà que la jeune fille ne voulait pas mourir. Elle utilisa la pince pour retirer les bouts de verre de la plaie pendant que la demoiselle reprenait la parole. Vu l’état de la blessure, il allait falloir plusieurs point de suture pour une bonne cicatrisation mais elle y était pas encore.

Chacun à son côté sombre apparemment et Madara ne faisait pas exception. Ça surprenait un peu la jeune femme qu’une fille aussi pétillante qu’elle cache une telle chose. Enfin même si elle disait qu’elle n’avait rien à cacher, elle fixait même l’infirmière en disant cela alors que cette dernière avait plus d’un secret.

Du coup elle évita le regard de la jeune fille en continuant son travail mais ça ne l’empêcha pas d’écouter la suite de l’histoire. Cette dernière lui montra même le portrait du médaillon de la jeune fille dont elle parlait, une dénommée Anhika qui souffrait à cause de Madara d’après ses dires. Au final, elle apprit la cause des crises de la demoiselle ainsi que le comment elle s’était blessée mais elle resta silencieuse même lorsqu’elle termina de parler. Aya coupa le fil une fois qu’elle avait terminée de nettoyer la plaie la plus préoccupante de la jeune fille, et commença donc à refermé la blessure en glissant l’aiguille dans la chair de la jeune fille sans se préoccuper du mal que ça pouvait faire. En même temps vu son état, elle avait connut pire !

C’était quand même triste de voir comment elle s’était blessé suite à une crise de colère, mais l’infirmière ne la critiquera pas là-dessus. Par contre, elle avait l’étrange sentiment d’être en mesure de partager sa peine aussi avec la jeune fille mais elle ne le fit pas. Son rôle était d’être à l’écoute des élèves pas de leur révéler sa vie privée. Du coup, elle noya le poisson en répondant à la réflexion de la jeune fille sur le fait qu’elle n’avait rien à cacher.

« Dans ton état actuel, il sera difficile de cacher ce qui s’est passé surtout à Kazuki. Mais, normalement, il doit être capable de te comprendre. »

Pour cette fois, elle préféra être honnête et dans un sens rassurant alors qu’elle aurait pu être désagréable en appuyant sur le fait qu’on la prendrait pour une folle de se mettre dans cet état. Pourtant, la jeune fille en face d’elle la fascinait, elle était prête à s’isoler durant ses crises même si ça lui coutait cher plutôt que d’utiliser cette crise contre des ennemis potentiels ? Aya n’avait aucune doute là-dessus, elle se serait servit de ça pour dissiper les clans adverses. Bref, elle prit le soin de dire avec une grande lassitude ce qu’on lui avait apprit à dire dans ses conditions là… Oui lors de ses études notamment sur ce genre de crise dont il n’existe pas vraiment de remède, on lui avait presque ordonné de dire cela…

« Il va falloir que tu apprennes à gérer autrement ses colères. Voilà ce que je suis censée te dire par rapport à tes crises… »

L’infirmière trouvait vraiment ça inutile mais au moins elle avait dit la version médicale de la chose puis elle réfléchit à une autre solution bien plus efficace. Par contre, il y avait des chances pour que ça déplaise à la jeune fille étant donnée que ses crises avait déjà fait une victime. Enfin… au bout d’un moment il allait bien falloir qu’elle accepte une idée.

« Je peux te proposer une chose comme tu ne veux blesser personne et que tu as ses crises qui te mettent en danger, à chaque fois que ça arrivera vient me retrouver ici, tu pourras ressortir toutes ta colère. De cette manière tu ne te mettras pas en danger et pour ma part… »

L’infirmière prit un scalpel qu’elle fit glisser assez profondément dans le creux de sa main en laissant le sang sortir pendant quelques secondes puis elle utilisa son pouvoir pour l’arrêter et le faire retourner en elle. A ce moment là elle accéléra la circulation de son sang qui lui permit de cicatriser en quelques secondes de plus.

« Je ne crains rien. C’est la seule aide que je peux t’apporter mais si cela peux te sauver de toi-même, je suis prête à le faire. »

Son envie de sauver les autres prenait le dessus sur son sadisme même si au final elle aurait les deux en pouvant se battre contre Madara, elle aurait aussi gagné une occupation.



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Madara A. Roussanov

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MessageSujet: Re: C'était un accident, Aya-san...|PV : Aya   Sam 27 Oct - 13:16

Madara ne fit pas la moindre réflexion. Elle n’eu pas non plus de réaction lorsque l’infirmière retira les éclats de verre dans son bras avant de planter sans anesthésie son aiguille dans la chair à vif de la mademoiselle. De toutes façons dans son état actuelle, Madara avait déjà tellement mal qu’elle fut incapable de sentir concrètement qu’elle était la différence. Elle grimaça pour faire bonne mesure. Elle se plongea dans ses réflexions. La plus part des personnes qui la connaissait ne l’auraient pas reconnue. Madara n’était pas le genre de fille qui laissait entendre qu’elle réfléchissait sérieusement d’une façon ou d’une autre, et ensuite par ce jamais au grand jamais quelqu’un n’aurai pus l’imaginer avec un air aussi sérieux et un discourt autant en rapport à son âge. Elle ne parlait pas d’elle à la troisième personne et faisait preuve d’une élocution parfaitement adulte. Ses yeux incarnat n’affichaient pas cette inextinguible et inexplicable bonheur. Juste un clame presque terrifiant.

D’ailleurs elle était terrifiante. Ses cheveux roses, presque blanc poissé de son propre sang, ses vêtement déchirés recouverts de ce même liquide. Sa peau de porcelaine rendue à la limite du translucide par la perte de liquide vital, les yeux cernés de fatigue. Elle sentait la maladie et portait sur elle les stigmates d’une mort aux portes de la conscience. Sauvée de justesse. Elle ressemblait à l’un de ses fantômes de femmes abandonnés au désespoir que l’on nommait souvent dans le folklore japonais. Ses lèvres rougies par l’essence poisseuse qui avait jaillis hors de son corps, semblaient définitivement clause et fort peu encline à s’étirer jamais encore en un sourire radieux.

Au bout d’un moment elle posa son regard vide sur le visage de l’infirmière et elle en scruta les traits sans vraiment faire attention à sa petite démonstration tout en écoutant distraitement ce qu’elle disait. Elle aurait aimé dire quelque chose, mais elle ne savait pas mettre de mot sur ce qui la saignait de l’intérieur. Elle ne pouvait pas gérer les crises autrement. Même si elle se mettait en danger. Elle ne pouvait pas par ce que…
_C’est le seul moyen que j’ai. Cette souffrance peu vous paraître stupide, par ce que je ne suis pas du genre à aimer la douleur bien loin de là. J’aurai plutôt tendance à la fuir…Mais vous savez, Aya-san ce mal qui me rend folle, ces blessures : sont le seul moyen que j’ai pour racheter ma faute.

Sa voix était sortie. Finalement. Elle ne se sentait pas mieux mais il fallait bien qu’elle dise ce qu’elle ressentait. Les raison pour lesquelles elle ne pouvait pas se permettre de venir à l’infirmerie. Par ce que toutes ces choses n’arrivaient pas pour rien. Rien n’arrivait jamais sans raisons.
_ Je pardonne par ce que je souffre. c’était vrais. Tant qu’elle souffrait, elle pouvait pardonner aux autres. Madara n’était pas différente: elle avait des choses sur le cœur.

Elle referma ses petits doigts sur la main de la blonde. Son visage ne s’éclaira pas d’un sourire doux et confortant comme elle l’aurai fait habituellement. Il resta juste neutre. Elle lâcha la main salvatrice de la soigneuse et retourna le médaillon pour ne plus voir le visage souriant d’Anhika. Elle eu envie de vomir et un haut le cœur la secoua avec violence, l’arrachant au confort du lit de malade. Mais elle ne laissa rien sortir de son corps. elle se répugnait elle-même. une vague de dégoût s’inscrivit au fond de ses prunelles et elle ne parvint pas à chasser l’écœurement qu’elle ressentait.
_ Et que ferons nous Aya-san si je vous explose le cerveau dans un élan de colère ? Que ferons nous si je vous….si je vous blesse ? Quand j’aurai tout détruit ici ? Pas de sanglot, pas de colère, pas mouvement d’humeur. Sa voix resta neutre, égale. Et c’était peu être ça le plus terrifiant.

Ce demi-cadavre qui se vomissait profondément qui sur un ton badin demandait ce qu’il adviendrait d’elle dans l’hypothèse ou elle blesserai quelqu’un.
_Je vous aime bien Aya-san. Je vous aime vraiment bien.

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Aya Baravon

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MessageSujet: Re: C'était un accident, Aya-san...|PV : Aya   Sam 27 Oct - 21:24

De fil en aiguille la conversation avançait à la même allure que la guérison de la jeune fille, l’infirmière arrivait au point où il suffisait juste que la jeune fille se repose, elle coupait le fil et cette fois-ci la plaie était belle et bien fermée. Elle se demandait encore si elle allait la laisser récupérer comme ça ou accélérer le processus en gâchant du sang précieux pour d’autre ? Finalement, il était plus judicieux d’attendre calmement qu’elle reprenne des forces alors en attendant la jeune femme nettoyait et rangeait son matériel, puis une phrase même juste un bout de phrase suffit à lui faire comprendre qu’elle avait perdu son temps à la soigner. Enfin peut être pas c’est l’impression qui lui resta. La souffrance qu’elle ressentait lors de ses fameuses crises serait une façon de se racheter ? Comment est-ce qu’on pouvait penser de la sorte, c’est comme si elle disait qu’elle allait mettre fin à ses jours parce qu’elle a fait du mal à une seule personne, tout bonnement ridicule. Elle reprenait un scalpel juste pour le nettoyer de quelques imperfections, fixant la lame qui brillait sous les quelques rayons du soleil qui traversait la fenêtre. Elle aimait voir le reflet du soleil sur la lame à cet instant présent puis elle sortit une phrase sans même porter le moindre regard vers la jeune fille.

« Effectivement elle me semble stupide »

Rien d’autre, Aya n’avait même pas envie d’expliquer sa pensée sur ce qu’elle venait de dire mais elle attendait la suite avec quelques impatiences. Peut être qu’elle allait la surprendre et enlever ce qu’elle venait de dire. La jeune femme en doutait, il y avait de forte chance qu’elle reste sur ses positions. L’infirmière posait son scalpel et en prenait un autre en faisant exactement la même opération c'est-à-dire le nettoyer mais cette fois-ci plus rapidement. Finalement elle fermait sa petite valise de soin et vérifiait son travail sur sa patiente, si les fils tenaient bien. Pourquoi ça l’agaçait à ce point qu’elle dise que la souffrance était une sorte de punition pour ce qu’elle avait fait à la jeune fille qu’elle lui avait montré en photo. La jeune femme avait même faillit lui planter le scalpel dans la main juste pour la faire taire lorsqu’elle dit :

« Je pardonne par ce que je souffre »

A ce moment là, elle avait même serrée la main de l’infirmière, qu’est ce qu’elle attendait de la compassion ? Si c’était ça, elle espérait en vain, la jeune femme était incapable de ressentir ce genre de sentiments depuis quelques minutes peut être même depuis plus longtemps. Aya dissimula un sourire malsain avant d’entendre la suite de la conversation qui finalement ne méritait pas de réponse de sa part, si ? Déjà, est-ce qu’elle pouvait vraiment mourir des mains de Madara, elle se refusait à le croire, en même temps la personne qui la tuerai n’était encore née d’après elle.

Bref, elle se releva et se pencha vers la jeune fille aux visages pâle et creusé par sa faiblesse dû à cette souffrance qu’elle aimait tant puisque ça rachetait ses fautes ! Elle posa une main sur sa joue en souriant d’une manière assez chaleureuse puis elle enfonça ses ongles dans la chair de la jeune fille en enlevant sa main puis elle posa sa main sur la gorge de la jeune fille en serrant suffisamment pour qu’elle suffoque. Dans son autre main se tenait l’un des scalpels qu’elle avait soigneusement nettoyé qu’elle planta dans la main de Madara. Si c’était la souffrance qu’elle voulait, il suffisait de le demander non ? En réalité, l’infirmière refusait la façon de penser de l’élève juste parce que si on partait de cette logique, la jeune femme devrait aussi s’affliger des souffrances immense pour être pardonnée de ses actes.

C’est vrai qu’au tout début, elle avait dû penser comme la jeune mais au jour d’aujourd’hui, elle ne supportait plus cette philosophie. Aya sourit à la jeune fille avant de lui confié quelques petites choses sur ce qu’elle pensait de la jeune fille.

« Tu penses vraiment que la souffrance effacera tes crimes ? C’est naïf et ridicule. » puis elle se rapprocha de son oreille. « Je perdrais pas mon temps avec une gamine qui met sa propre vie en danger juste pour que ses fautes soient pardonnée »

L’infirmière se releva, banda sèchement la main de la jeune fille où s’était trouvé le scalpel. Puis elle alla se laver les mains avant de revenir près de sa patiente ou du moins de la petite chose faible qui se tenait dans le lit. A ce moment présent elle ressentait le même sentiment qu’à l’époque où elle était une Naught, l’envie de la détruire à petit feu juste pour la voir s’accrocher à sa vie mais elle se retenait encore. Elle revint à ses côtés sans sourire cette fois-ci.

« La prochaine fois que tu as des propos de la sorte je te découpe en petit morceaux jusqu’à que tu me supplies de t’épargner. Je ne crains pas la mort, ma capacité sur mon sang est mon seul pouvoir mais je peux le pousser très loin. Mais si tu préfères te faire du mal fait, de cette façon tu finiras par mourir comme tu le souhaites, en t’affligeant des souffrances qui rachèteront ce que tu as fais ! Tu m’aimes bien ? Moi je n’aime pas les faibles qui pensent comme toi. »


[Si ça ne va pas dis le moi ^^]

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Madara A. Roussanov

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MessageSujet: Re: C'était un accident, Aya-san...|PV : Aya   Dim 25 Nov - 12:11

Les mots d'Aya étaient dur et un autre que Madara aurais sans doutes mal réagis. Elle l'aurais peu-être fait elle-même en fait, mais il semblait que son cerveau n'était pas encore parfaitement capable d'assimiler cet énième rejet. Au lieu de quoi elle s'éclipsa totalement. Elle avait l'habitude maintenant que les gens se méprennent sur ses actions ou ses intention ou alors qu'ils les détestent profondément. Madara s'en moquait. En vérité il existait véritablement peu de chose dont Madara Anastasia Roussanov ne se moquait pas et l'avis des autres à son sujet n'en faisait pas partie. Ainsi donc elle échappait à une nouvelle forme de pression de la part de son entourage. C'était vraiment simple quand on était comme Madara que de vivre aussi sereinement quoi qu'il advienne. Par ce que ce qu'il fallais savoir au sujet de Madara c'est qu'elle ne se considérait pas comme vivante mais plutôt comme était en sursis depuis dix-sept longues, trop longues années. Elle se souvenait bien du jour ou douze ans plus tôt le diagnostique de sa mort imminente avait été posé.

Elle n'avait que cinq ans à l'époque mais cet événement c'était marqué en dedans comme au fer rouge. Gravé comme sur une vulgaire plaque. Ce jour là elle était devenue sa propre pierre et son propre sépulcre. Ses parents avaient été atterrés. Elle n'avais pas bien compris à ce moment là les mots du médecins. La maladie qu'elle possédait était parfaitement incurable. Son cœur devait être remplacé mais elle ne survivrait pas à cette opération. Ses tissus internes étaient bien trop faibles pour supporter la greffe. Ils pourraient au mieux d'ici deux ou trois ans remplacer certaine veines pour rallonger son espérance de vie mais...elle ne guérirait pas. Jamais. ces mots n'avaient pas fait écho en elle jusqu'à ce qu'elle soit opérée l'année de ses dix ans. Elle avait bien crus mourir ce jour là. Elle c'était même dit que c'était peu être même la meilleure chose à faire. Par ce qu'elle souffrais c'était un fait. Par ce que sa souffrance atteignait ses proches, par ce qu'elle entendais souvent ses parents pleurer la nuit, par ce qu'elle ne supportait pas ça.

C'était de la qu'était née sa phobie de l'enfermement. Elle avait passée des années et des années enfermées dans cette chambre parfaitement aseptisée. Même après l'opération. Après qu'elle ai été partiellement guérie pour un moment ses parents l’empêchaient de faire des efforts. Pour économisé le peu de vie qui lui restait. Elle qui n'atteindrait pas les vingts ans. Pourtant Madara avait une tout autre vision de la chose. A ce jour elle n'espérait plus grand chose, mais elle pensais que ce qui comptait n'était pas tant l'âge auquel on mourrais mais ce qu'on faisait à ce moment précis de sa vie. Les médecins voulaient la garder à l’hôpital mais elle avait répliquer que si il ne lui restait qu'un an ou deux alors elle voulais les vivre pleinement. On lui avait dit qu'il lui restait beaucoup moins. Madara avait éclaté de rire. « Qu'importe les conséquences.. ? » avait-elle répliqué « Qu'est ce qu'on s'en moque...dans une semaine ou dans deux ans, la fin est la même. Vous ne croyez pas.. ? » elle était arrivée à l'académie, tout s'était bien passé jusqu'à maintenant. Elle repris finalement la parole.

_Dites Aya-san...est- ce que mon traitement est arrivé... ? Les médecins veulent que je reprennent l'ancien, les nouveaux médicaments n'ont pas l'air de faire effet.. elle posa une main sur son cœur qui la tirait de l'intérieur tout en regardant fixement le mur d'en face.
_ Je crois que...la rechute à commencé. Ces derniers jours j'ai du mal à respirer et mon cœur me fait vraiment très mal... elle pris un air pensif, sourire doux aux lèvres. Tellement à la vérité qu'on aurais pus croire qu'elle rêvait encore. elle réfléchissait aux conversation qu'elle avait eu avec tous les médecins qu'elle avait vu, avec ses parents..avec elle-même aussi. L'acceptation s'était faite en douceur et elle avait eu énormément de temps pour penser à ce qu'elle vivrait, ce qu'elle ressentirait.
_ Madara vas....probablement mourir bientôt. dit-elle finalement. Elle avait dit ça avec un tel détachement qu'elle aurais parfaitement pus déclarer qu'elle aimait les glaces au chocolat. Elle aurai été dans le ton comme on dit.

La plus part des gens disaient qu'ils n'avaient pas peur de la mort, mais c'était sans doutes par ce qu'ils ne connaissaient pas son visage. Par ce qu'il n'avaient aucune raison de la craindre. C'était une chose qui existait mais qui ne les concernaient pas vraiment. Pour Madara en revanche c'était différent. Très différent. Elle vivait avec la mort chaque jour que dieu faisait. Elle la regardait avec calme lorsqu'elle se voyait dans un miroir et vivait chaque jour comme le dernier. Par ce que personne ne pouvait savoir exactement quand est-ce que son cœur si fragile lâcherait de manière définitive.

Elle afficha un sourire bienheureux tout en laissant l'infirmière vaquer à ses occupations. Elle pinca les lèvres et s'installa confortablement en position assise et laissa les pieds battre le vide un moment.
_Vous savez Aya-san, je suis arrivée à l'hôpital l'année de mes cinq ans. À cette époque j'étais bien trop petite pour comprendre. Ma santé s'est effritée d'année en année sans que personne n'y puisse rien. Quand j'ai eu neuf ou dix ans j'ai enfin compris le sens du mot « jamais ». Jusque là a mes yeux c'était juste un mot que disaient les grandes personnes pour dire « dans très longtemps » mais à dix ans on est en mesure de comprendre ce que la mort implique. C'est le bout du chemin. Je ne guérirai jamais. pas dans longtemps mais jamais. Jamais ; la fin, le point final, l'absence de futur.

Elle su tus , pour reprendre sa respiration. Son regard ne se troubla pas. Elle avait juste l'air terriblement calme, ancrée dans ses pensées. Elle posa ses superbes prunelles écarlates dans les yeux verts de l'infirmière. On pouvais lire en dedans toute la résignation de la jeune fille et quel fatalisme l'avait étreint en dépit des apparences.

_Cette année là j'ai arrêté de faire un vœux à mon anniversaire. J'ai arrêter de prier pour que « l'année prochaine je serai guérie ».

L'adolescente éclata de rire avant de se re-concentrer difficilement vers sa locutrice.

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Demain, je t'aimerai encore plus fort tu sais ?
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Aya Baravon

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MessageSujet: Re: C'était un accident, Aya-san...|PV : Aya   Lun 26 Nov - 20:12

Retrouvant peu à peu mon calme, mes idées sadiques se dissipèrent alors que je m’assurai que tout mon matériel était bien rangée comme si je chercher une occupation pour ne pas imaginer la jeune fille en petit morceaux. Pourquoi est-ce que je m’étais emportée aussi vite ? Peut être que je n’aimais pas les dépressifs ou juste les personnes qui ne tenaient pas à la vie. En même temps, à chaque fois que j’étais face à une personne comme Madara, je revoyais le visage de ma mère souriant en me protégeant comme elle le pouvait de ce qui ressemblait à la fin de nos vies. Elle n’avait pas voulut mourir et pourtant même au jour d’aujourd’hui, j’étais sûre que son sourire signifiait ça, elle ne regrettait pas d’être morte même si elle n’avait jamais souhaité ça. Alors pour moi chaque personne souhaitant ainsi la mort et passant pour certain à l’acte, c’était des ingrats qui ne connaissaient pas leur chance d’être encore en vie. Au contraire… il y a des psychopathes et des fous qui feraient mieux de mourir plutôt que de pourrir la vie aux autres.

Finalement la jeune fille me demanda après un long silence si son traitement était arrivé. En temps normal j’aurais certainement dit quelque chose avant d’aller à mon bureau pour vérifier si c’était le cas mais au lieu de ça, je me levais calmement en remettant ma tresse sur le côté puis j’allais vérifier le dossier de Madara afin de savoir quel traitement je devais lui remettre. Il faut dire que depuis mon arrivée les livraisons de traitement avaient été suffisamment nombreux pour que je ne me souvienne pas des élèves que ça concernaient. Accroupie devant mon tiroir en cherchant le nom de la demoiselle, je finis par le sortir et en lire les grandes lignes même si ce que je découvrais me laissa quelques peu surprise… voir même sous le choc. Cependant, je ne laissais rien paraître d’autre comme émotion, gardant en moi cette haine indéfinissable contre ses maladies horribles. Je baissais mes yeux jusqu’au bas de la fiche pour y voir mon écriture en vert qui signifiait que j’avais bien reçu le traitement en question, alors que je vérifiais maintenant dans mon placard où il était posé j’entendais la jeune fille aux cheveux rose pâle poursuivre en rajoutant qu’elle était en train de rechuter d’où l’importance de ce traitement mais aussi qu’elle croyait qu’elle allait bientôt mourir. Elle disait avec une simplicité que ça me dérangeait un peu, je serrais la porte de mon placard pour garder mon calme puis mit la main sur le sachet correspondant aux médicaments de l’élève. Je trouvais ça injuste, une jeune fille qui semblait pourtant être assez joyeuse, du moins c’est l’impression qu’elle m’avait donné avant aujourd’hui, allait vraiment mourir ? Il y a tellement de personne qui mériterait la mort et pourtant ça tombait jamais sur les bons. Néanmoins je n’avais pas changé d’avis sur ce que je disais avant après tout on lui avait annoncé qu’elle allait mourir mais pas dans l’immédiat, donc elle pouvait encore profiter de la vie ! Il y a toujours pire que soi, c’est ce qu’on m’a souvent répéter en Amérique lorsque le souvenir de la mort de ma mère me hantait. Je me relevais enfin claquant la porte de mon placard alors que j’entendais la jeune fille raconter à quel moment de sa vie elle avait comprit la signification du mot « jamais », pour ma part j’aurais voulut bannir du dictionnaire médicale le mot « incurable » et tout ses synonymes.

Retournant au chevet de la demoiselle je lui tendais un sachet en papier blanc contenant ce que j’avais reçu pour elle toujours sans prononcer un mot jusque là. En même temps je n’allais pas la plaindre, je savais que si j’ouvrais la bouche j’allais empirer la situation et pourtant ça me tenait vraiment à cœur de lui dire ce que je pense de tout ça. Gardant une expression impassible pour cacher ce que je pouvais penser je m’asseyais à ses côtés alors qu’elle terminait par dire qu’elle ne faisait plus de vœux à son anniversaire à cause de sa maladie. Même si, je n’appréciais pas qu’elle ne s’attache pas à la vie je mourrais d’envie d’appeler un médecin avec qui j’avais fais mes études, le premier de la classe en chirurgie qui justement vouait une obsession malsaine à trouver un moyen de guérir les personnes les plus faible de cette maladie mais je me retenais. D’autant plus que le connaissant, il se serait déjà venter auprès de moi de son exploit… Cependant, je risquais de l’appeler quand même par la suite. Pour le moment je ne pouvais pas le faire en présence de Madara surtout que si la réponse est négative, elle ne sera que plus déprimée. Ah non ! Elle n’a pas droit de déprimer alors qu’il y a des gens qui meurent toute les 2 secondes sans qu’on leur ait donné la possibilité de réaliser leurs rêves.

« Madara-chan… Je ne te comprends vraiment pas. Pourquoi t’affliger des souffrances supplémentaires alors que tu sais très bien que tes jours sont déjà compté. »

Et m*rde… je n’avais pas pu me retenir de le dire ça même si j’avais gardé une voix posée, ce n’était pas moins un petit reproche cachant un énorme que je gardais encore pour moi. Mais ça me semblait tellement logique de préférer profiter de sa vie sans se morfondre sur les erreurs qu’on peut faire et évidemment pense à réaliser tout ses rêves… Pourquoi Madara, malgré son beau sourire, tenait tant à se faire du mal à cause de ce qu’elle avait fait alors que sa punition était déjà depuis longtemps. Je soupirais avant de reporter mon regard vers la demoiselle, c’était quand même injuste une jeune fille comme elle… Puis finalement j’arrivais à garder mon calme pour lui poser néanmoins une question.

« Tu as un rêve Madara-chan ? Ou même plusieurs ? »

Ça n’avait rien d’étrange, je pense qu’on a tous au moins rêve, c’est peut être enfantin ou ce que vous voulez mais pour ma part je pense qu’il faut toujours s’attacher à quelque chose même si ça semble impossible à avoir ou à réaliser. Bref… c’était aussi une manière de changer de sujet avant que je brûle de l’intérieur au point de m’énerver contre la jeune fille aux cheveux rose chamallow. Faisant une petite pichenette sur la joue de la jeune fille, je gardais un sourire que j’espérais rassurant avant de lui dire ce que je pensais vraiment, calmement puis progressivement avec moins de gentillesse pour finir par radoucir mes propos.

« Tu sais… En sachant que ta vie va se terminer plus tôt que celle des autres tu ne devrais pas perdre ton temps à regretter tes actes passés. C’est comme si tu étais déjà punit pour ce que tu as fais et fera jusqu’à ta mort en un sens. Si jamais il y a des choses, même folle, que tu veux faire avant de mourir fais-le ! Vis chaque jour comme le dernier. Si tu ne le fais pas ce n’est pas la maladie qui te tuera mais moi, je ne supporterai pas de voir une personne laisser les jours défiler sans faire tout ce qu’elle veut le plus au monde pendant que d’autre meurent sans qu’on leur est dit qu’aujourd’hui c’était la fin de leur vie. Je ne dis pas que tu as de la chance d’avoir cette foutue maladie ! Mais … J’estime que tu dois passer outre ton passé pour vivre des jours heureux sans souffrir d’avantage.»

Je soupirais, je crois pour la seconde fois en pensant que j’en avais sûrement trop dis comme d’habitude. En même temps, je me voyais mal laisser une personne sortir de mon infirmerie avec une mentalité de faible, non pas que je pensais ça de Madara mais je préférais mettre les choses au clair directement. Finalement, je tendais mes jambes en les fixant un moment puis me relevait en fixant la fenêtre en face de moi, malgré mon fort caractère et cette capacité à cacher certaines de mes émotions j’étais quand même triste de savoir que c’était elle… la jeune fille atteinte de cette maladie, une fille pourtant si souriante, voir trop…Je me retournais d’un coup en souriant à la demoiselle lui demandant finalement le plus simplement du monde …

« Si jamais tu as besoin de quelques chose que ce soit médical ou non tu peux toujours demander, d’accord ? »

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MessageSujet: Re: C'était un accident, Aya-san...|PV : Aya   

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C'était un accident, Aya-san...|PV : Aya

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