Dans cet internat, quatre clans d'élèves hors normes s'affrontent à mort... Choisis ton camp et bas-toi !
 

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 - Aux Cascades, à minuit - Pv Elefseus, my coloc' o/

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Nya Shane

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MessageSujet: - Aux Cascades, à minuit - Pv Elefseus, my coloc' o/   Ven 26 Oct - 21:34

Les yeux fermés, la tête enfouie dans mon coussin, essayant de ne pas penser à des sujets désagréables, je tentais de m'endormir. Pas facile avec la pleine lune qui approchait. Devenir insomniaque à son approche était quelque chose qui m'arrivait souvent. Certains devenaient sensible au moindre problème et irrités facilement, et bien moi pas seulement : je ne dormais pas pendant presque quatre jours. Et peu pendant une semaine. Une vraie calamité. Alors autant vous dire que mon humeur était dans les tendances froides, distantes et sèches en ce moment même.
Je grognais. M'appuyais sur mes coudes pour me relever un peu, puis faisais passer mes jambes en dehors du lit. Assise ainsi sur mon matelas, je fixais le volet fermé dans ma chambre. C'était un deux lit, l'un qui était le mien, l'autre à… mon colocataire. Un mec nommé Elefseus… Que je trouvais franchement bizarre. Il pouvait certainement en dire autant de moi : lorsque j'étais rentrée à l'internat, j'étais distante et froide. Aujourd'hui, j'étais tout à l'opposé. Quoi de plus déroutant ?
Doucement, sans faire de bruit pour le réveiller, je me levais et pris de quoi me couvrir : ma veste habituelle. Et puis mon bas n'était déjà pas trop pourri : on avait même pas l'impression que c'était une tenue de nuit. J'ai donc silencieusement enfilé ma veste et suis sortie sur la pointe des pieds, en fermant la porte derrière moi avec le plus de délicatesse possible (donc pas beaucoup). J'ai traversé rapidement le dortoir mixte (car oui, les dortoirs mixtes, ça existe) et suis sortie au dehors, en débouchant d'abord dans la cours. Je savais à peu près combien de temps il me faudrait pour arriver là où je voulais aller… et donc il me fallait un raccourci. Et un gros.
J'ai d'abord pensé à utiliser l'un de mes pouvoirs à disposition, mais vraiment, tout était trop risqué. Et puis je me suis souvenue de ce qu'on m'avait montré il n'y a pas si longtemps que ça : les cartes de sous-sol de l'internat. Alors, quand je dis sous-sols de l'internat, c'est plutôt le labyrinthe qui sert de passe-partout pour n'importe qui et qui passe partout dans la région de l'internat : en dessous de la ville, et il y a même des tunnels qui mènent jusqu'aux montagnes les plus proches. Et ce n'était que des lignes droites, donc de sacrés raccourcis.
Mais ce qu'il fallait savoir c'était… Où était l'entrée, le bon chemin, puis la sortie. Je fermais un instant les yeux, me rappelant lentement les plans qu'on m'avait montré. J'inspirais et expirais plusieurs fois lentement, concentrée. Je me représentais mentalement tout ce que j'avais observé rapidement. Plusieurs entrée dans les souterrains de l'internat, mais les Hell s'y étaient installés et ça craignait vraiment, de jour comme de nuit.
Je me mis à marcher vers la sortie du pensionnat. Je ne savais pas vraiment si on avait une surveillance de nuit, mais qu'est-ce que j'en avais à foutre en fait ? Passer un portail d'internat gardé par deux surveillants rondelets, se serait plus que facile avant la pleine lune. Et puis, moi je ne voyais personne devant moi…
Je dépassais le portail et prenais directement la direction de l'entrée que je croyais la plus proche. Deux minutes seulement, et je m'enfonçais dans un espèce d'escalier caché dans une ruelle très peu éclairée. Je n'aimais pas trop les endroits confinés comme les souterrains, mais c'était un raccourci. Je n'avais pas vraiment envie de marcher pendant des heures.
Pendant que je marchais, je me repassais mentalement le film de ma marche, mon itinéraire. Je prenais les tournants qui me semblaient être les bons. Et puis, à un moment, j'ai eu la bonne idée de m'arrêter. Des ploc, ploc réguliers se faisaient entendre et se répercutaient sur les parois de pierre, de tel que je ne savais pas si ça venais de devant ou derrière moi. En tout cas, il y avait quelqu'un d'autre que moi sur le même chemin et dans le même complexe.
Je ne me remis à marcher que lorsque les bruits s'arrêtèrent soudainement. Mon cœur battait fort et rapidement. C'est vrai que, dans le noir, entouré de mur de pierre qui vous permettez à peine de vous tenir debout, avec des bruits bizarres, vous ne pouviez que flipper. Et oui, je l'avoue, j'avais peur. Pas peur de ce qui se trouvait dans le sous-sol, mais du sous-sol lui-même. Je n'aimais définitivement pas l'enfermement. Il fallait que je sorte. Et rapidement.
J'ai donc commencé à courir. D'abord à un rythme lent, juste trottiné, et puis j'ai sprinté. Il n'y avait pas que mes jambes qui travaillaient à plein régime : mon cerveau s'efforçait de se souvenir du bon chemin. Car si je me trompais, il se pouvait bien que je me perde à jamais, devienne folle (hum…) ou que je me suicide avant. Ou pourquoi pas les trois, dans l'ordre.
Je l'ai entendue avant même de savoir que j'y arrivais. Le bruit de chute d'eau, c'est le genre de truc qu'on ne peut pas louper. Surtout en sous-sol, où tout résonnait. Donc du coup, j'ai suivie le bruit sans pourtant m'arrêter de courir. Le sol s'est soudain mis à monter et j'ai débouché…
Derrière une cascade. Vous savez, on dit souvent que les cascades cachent des grottes derrière les tonnes d'eau qu'elles déversent. Et bien celle-là cachait l'entrée d'un souterrain… Mystère percé ! (nan nan, je n'étais pas vraiment venue pour ça.)
Je furetais un peu partout pour voir comment passer de l'autre côté. Je n'avais pas vraiment confiance en mes capacités en ce moment même, alors je n'ai rien tenté de magique. J'ai juste plongé bêtement tête la première. Vive l'impulsivité. En plus, j'avoue que ça fait un mal de chien de se prendre autant d'eau dans la gueule d'un coup. Je m'en suis sortie - je ne sais plus comment. Mais j'étais trempée - c'était à prévoir - et je frissonnais.
Non pas parce qu'il faisait froid. Mais parce que la puissance que l'eau prenait à l'approche des pleines lunes m'emplissait quand j'en étais proche. Une puissance phénoménale, qui ne demandait qu'à être utilisée. Je secouais la tête, me chantant en boucle mon nouveau slogan "Ne pense pas à ça, ne pense pas à ça…" et et cetera. Je vous avoue, ce n'était pas original. Mais quand vous aviez une tentation de puissance comme celle-là, il y avait de quoi perdre la boule.
Voilà mon calvaire, avant, pendant et après chaque pleine lune : la tentation de la puissance, la folie qui guettait sérieusement à certains moments, les insomnies, les nerfs à fleur de peau… Pas très gai, tout ça. En plus, je passais mes nuits dans des endroits mystiquement magnifiques comme celui-là et passais par des souterrains glauques…
Un bruit attira mon attention. Je regardais autour de moi, serrant les poings. On allait quand même pas m'attaquer à côté d'un point d'eau dans ces circonstances-là ? Ce serait du total suicide ! Enfin, vu ce qu'il pouvait arriver si jamais je voyais un couteau ou une boule de feu en ce moment même, je préférais que ce soit un lapin qui sorte du sous-bois. Mais comme rien de sortait, je demandais, un petit soupçon d'agressivité dans la voix :

- Qui est-ce ? Sortez de là !


Nannnnn, j'allais pas faire la peau à qui que ce soit, mais je n'aimais pas qu'on m'espionne. Surtout que je portais une simple veste, un simple bas, un simple tee-shirt, le tout trempé. Vive mon impatience. J'risquais d'me faire violer par le pédophile du coin, maintenant…

[HRP : sur cette note de gaieté, à toa xD Ma couleur : indianred]

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Artémisia Dariès

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MessageSujet: Re: - Aux Cascades, à minuit - Pv Elefseus, my coloc' o/   Sam 27 Oct - 13:49

J’essayais tant bien que mal de dormir et ceux, malgré les bavardages des esprits enfin surtout d’une… Hitomi, elle se ne lassait vraiment jamais de raconter ses histoires miteuses et le plus souvent meurtrières. Allongé sur le dos en fixant le plafond aussi sombre que la pièce, rien de surprenant lorsqu’on est censé dormir, je vis du coin de l’œil ma colocataire, une jeune fille assez étrange même si j’étais mal placé pour dire ça… moi qui passe pour un élève muet. Elle ne semblait pas trouver le sommeil non plus par contre la raison je l’ignorais et même si je le voulais je n’avais pas à lui demander. Je fermais les yeux dés qu’elle s’était assise sur son lit afin de passer pour endormi. Qu’est ce qu’il ne fallait pas faire … mais si je ne l’avais pas fais est-ce qu’elle m’aurait adressé la parole ? A part me mettre dans l’embarras ça n’aurait rien fait. Le bruit brusque de la porte qui se fermait me fit rouvrir les yeux alors qu’Hitomi semblait tout aussi curieuse que moi sur l’endroit où allait la jeune fille. Jean, au contraire, me répétait comme toujours que la curiosité était dangereuse, qu’elle ne m’attirerait que des ennuis et comme je ne suis pas un garçon bien élevé, je me fichais bien de ce qu’il pensait. Je me levais de mon lit sur un coup de tête, ouvrant mon armoire pour y prendre un jean noir, un t-shirt sans manches noir et un sweet d’une couleur un peu beige, je n’avais plus qu’à trouver mes chaussures que j’avais jetées sous mon lit, gagné ! Je n’avais plus qu’à les mettre et à suivre ma colocataire vers quoi ? Je le saurais bien assez tôt.

« Elef, par ici ! » [Hitomi]

Pour une fois, elle m’était d’une grande aide en m’indiquant les directions prises par la demoiselle jusqu’à que je l’aperçoive et puisse la suivre de moi-même. En même temps pour ce genre de chose, elle était toujours là. C’était la première fois que j’empruntais ses souterrains et si je n’avais pas Hitomi pour m’aider, j’aurais perdue de vue ma colocataire en un instant, c’était un vrai labyrinthe.

« Ahah ! C’est fou ce que c’est excitant, ça tombe c’est une serial killeuse, elle utilise les souterrains pour aller tuer un pauvre enfant endormi dans son petit lit ou alors elle a un amant qu’elle retrouve dans un endroit secret ! »[Hitomi]

Décidemment, elle avait une imagination débordante mais elle m’agaçait encore à jacasser encore et encore, je finis par craquer et lui donner un coup de poing dans le visage qui la fit taire et lui laissa une belle trace rouge sur la joue même si ça disparut en quelques secondes, elle avait au moins ressentit la douleur un instant.

« Tu m’as fais mal ! Je te signale que tu as plus de force sous ta forme masculine alors ne me frappe pas comme ça ! »[Hitomi]

Ça n’avait rien arrangé du tout… par contre je dû me cacher contre un mur lorsque la jeune fille s’était arrêtée, le son de mes pas avaient finis par l’atteindre. Si seulement je n’étais pas distrait par la revenante, je n’aurais pas eu de soucis pour me faufiler derrière elle sans faire de bruit. Finalement elle reprit sa route et je fis de même seulement elle accéléra le pas à un moment jusqu’à se mettre réellement à courir. J’étais obligé de faire de même si je ne voulais pas la perdre de vue, seulement mes capacités physiques étaient quelques peu… limité. Je vis la jeune fille plongée sans réfléchir au travers de l’eau qui découlait de la cascade.

Pour ma part j’étais tombé à genoux un moment sentant mon cœur se compresser de lui-même comme pour me dire que je lui en demandais trop, il était petit c’est un fait qui m’avait valut des années enfermés dans différents hôpitaux. Il était apte à accepter les esprits, à paraître mort mais sûrement à supporter mes caprices qui le poussait à battre à vive allure.

« Elefseus, ça va ? Je t’avais prévenu, tu aurais mieux fait de ne pas la suivre ! »[Jean]
« Tais-toi ! … » [En grec, Elef]

Je reprenais mon calme puis vit une petite ouverture qui allait pouvoir me permettre de sortir de cette grotte sans faire le grand saut mais il y avait une certaine hauteur quand même. Du coup je vis le visage blême d’Hitomi me fixer en protestant d’un seul coup

« Même pas en rêve ! On ne peut pas te rattraper sous cette forme, on est des esprits mais quand même ! En Misia tu es légère, là non ! Je m’y refuse ! » [Hitomi]

Comme si je lui avais demandé quoi que ce soit. Je n’avais besoin que de moi, je descendais en m’agrippant à certains bouts de roche bien placé pour me permettre de retomber convenablement sur mes pieds. Par contre le bruit que je faisais avait finit par l’interpeller alors soit je me montrais soit je faisais le voyeur ? Je sortis de derrière un arbre regardant la jeune fille que je découvrais trempée, c’est étrange j’avais pas du tout pensé qu’elle serait mouillée alors que c’était plus que logique. Je levais mes mains comme pour montrer que je ne lui voulais aucun mal puisque c’est tout ce que je pouvais faire enfin non je pouvais lui répondre aisément, c’était assez simple à comprendre ce qu’elle venait de dire mais ça mettrait en doute ce que les autres pensent… que je suis muet ! Cependant c’était dû à un choc donc je pourrais dire que je suis guéris de ce mutisme bien plus tard.

Cette fois-ci je me mis au bord de l’eau en lui souriant simplement sans faire aucune allusion au fait qu’elle était trompée

« La dernière des idiotes, sauter de cette manière dans l’eau en sachant qu’on est poursuivie, faut vraiment ne pas avoir de jugeote surtout qu’on voit tout à travers ses vêtements trempés, cependant il y a quelques choses qui pourraient être drôle … » [Hitomi]

Qu’est ce que cette esprit torturée avait encore en tête, elle tournait en rond que ce soit derrière moi ou derrière la jeune fille, je la suivais du regard sans m’en rendre compte alors qu’elle se positionna définitivement derrière moi, me poussant brusquement dans l’eau. Ne me demandais pas pourquoi j’eus le réflexe de m’agripper à la jeune fille, me retrouvant dans l’eau tout en serrant la jeune fille contre moi. Puis je la relâchais aussitôt en baissant la tête pour m’excuser tout en maudissant cette saleté d’Hitomi qui se marrait encore… Je vois vraiment pas ce qu’elle pouvait trouver d’amusant à ça ! Je passais pour un idiot qui tombe tout seul alors qu’en réalité c’était loin d’être le cas et même elle allait me prendre pour quoi ? Un pervers ? C’est plutôt Hitomi qui a encore des idées mal placée !

Voilà que Jean se mettait à faire la morale à Hitomi, ce qui faisait beaucoup de bruit alors pour entendre la jeune fille j’allais avoir du mal … en tout cas je m’étais reculé de quelques pas en craignant de me prendre une gifle quand même.


[Dis moi si ça va pas ^^' pour les couleurs si tu veux c'est Jean = Red, Hitomi =#F300F3 et Elef = Brown. Même si tu n'entends pas les esprits xD]

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Nya Shane

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MessageSujet: Re: - Aux Cascades, à minuit - Pv Elefseus, my coloc' o/   Sam 27 Oct - 21:26

Un jeune homme que je connaissais bien - du moins, en apparence - sortit de derrière un arbre en levant les mains en l'air - du genre "Ne me tuez pas, je viens en ami". Le tuer, une bonne idée ? Meuhhhhh non, je n'étais pas du genre à tuer pour n'importe quoi n'importe qui. Pendant quelques instants, j'attendis qu'il parle. Qu'il réponde à ma question. Et puis je me suis souvins qu'Elefseus, mon colocataire dont je vous avez parlé plus tôt, était muet. Enfin, jusqu'aux dernières nouvelles.
*Ah merrrrrrrde* pensais-je en me tapant mentalement la tête sur un mur.
Il se contenta de sourire et de s'approcher de l'eau - mauvaise habitude à mon goût. Mais une pensée tintait dans ma tête depuis qu'il était apparut, comme un signal d'alarme très désagréable. A savoir un "Tu portes des vêtements trempés qui collent à ton corps de gamine, et il y a un garçon qui te suit depuis quelques minutes déjà". Et mon esprit répondait instinctivement "C'est un voyeur". Et, je l'avoue, je ne connaissais pas vraiment ce garçon, même s'il était mon colocataire. Le problème ? A mon arrivée, j'étais une fille froide et distante, préférant vomir toutes mes tripes que de parler à quelqu'un. Et puis, il était mu-et.
Ses yeux suivaient quelque chose d'invisible, tantôt derrière moi, tantôt derrière lui. Bon, tant que ce n'était pas moi, je n'y voyais presque aucun inconvénient, mais... c'était quand même bizarre. Très bizarre, dans le genre. Et puis, alors qu'il arrêtait de suivre un ami imaginaire que lui seul pouvait voir, il tomba à l'eau. Pas tomber à l'eau en le faisant exprès, du genre on saute dans la flotte comme un gamin (Quoi ? Bah ouais, je venais de le faire, mais ça comptait pas...) mais comme si on se faisait... pousser.
Alors, j'aurais une chose à dire, concernant l'idiotie des gens. Ça me concerne aussi, bien sûr. Pourquoi, quand on nous pousse dans l'eau, dans le vide, ou nous pousse tout court, on s'accroche à la moindre parcelle de matériel qui nous passe sous la main comme à un radeau de sauvetage ? C'est totalement dé-bi-le. Car on entraîne, la plupart du temps, ce à quoi on s'accroche. Et quand ça tombe sur vous alors que vous n'avez rien demandé, c'est tout sauf marrant.
Donc, oui, monsieur a décidé de m'entraîner dans sa chute plus que louche, et je suis tombée à la flotte avec lui. Youpie, une troisième douche de la journée, dont une forcée. Je le remercierais plus tard. Mais là n'était pas le problème : j'étais déjà trempée. Nan, le problème - si on peut appeler ça un problème -, c'était qu'il m'a serré dans ses bras par la même occasion, comme si l'eau était mortelle (elle est mortelle, mais quand même quoi !). Donc ou il avait peur de l'eau ou c'était purement instinctif de prendre une fille dans ses bras (bah quoi ?).
De toute façon, j'ai à peine eu le temps de capter ce qu'il se passait qu'il s'était écarté. Il s'est excusé d'un signe de la tête (le même que j'utilisais pour saluer, dire merci, désolé, au revoir et pleins d'autres trucs...). Et moi, de mon côté, j'étais partagée entre la gêne, l'amusement et la déception que ce soit déjà finie. Bah... autant en profiter, nan ?
C'est donc l'amusement que j'ai privilégié, afin de ne pas avoir l'air totalement nunuche en réagissant par la gêne, ou pour éviter de montrer que si ça avait pu durer quelques secondes de plus, ça aurait été bien.
J'ai donc simplement souris et dis :

- Tu sais, si tu voulais serrer une jeune fille dans tes bras car tu te sentais seul ou que tu avais une autre idée derrière la tête, il fallait le dire- Euh, le faire savoir d'une manière ou une autre.

Nan, bien sûr que non, je ne l'incitais pas à recommencer quand bon lui semblait, la prochaine fois ce serait mon poing avant même qu'il puisse s'éloigner. Non, bien sûr, je n'étais pas du genre à oublier qu'il n'était pas censé parler (Meuh nonnnnnnnn).
Je m'éloignais de lui, mais restais dans l'eau. Tout simplement car si jamais mon coloc' pétait un câble, ma plus grande chance serait d'être en contact direct avec l'eau. Et puis, même si elle était limpide et qu'on voyait très bien à travers, ça cachait déjà mieux que de vulgaires vêtements trempés.
Je ne savais pas franchement pas quoi dire. Y'avait rien à dire en fait. Car parler avec une personne comme lui, ça revenait à peu près à parler à un mur. Ce n'était qu'à sens unique. Alors la seule question qui me vint alors à l'esprit traversa furtivement mes lèvres - ce qui fait que ce fut comme un murmure sous le vacarme assourdissant de la cascade :

- Comment fais-tu donc pour communiquer ? Tu dois te sentir drôlement seul, avec personne à qui parler - excepté des amis imaginaires, si jamais tu es du genre à avoir ce genre de problèmes mentaux-, non ?

C'était une question en toute innocence et curiosité. Je cherchais juste à savoir. Juste ça. Et j'espérais sincèrement avoir un jour une conversation dans les deux sens avec ce mec là, car ça me ferait chier au bout d'un moment.

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Artémisia Dariès

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MessageSujet: Re: - Aux Cascades, à minuit - Pv Elefseus, my coloc' o/   Dim 28 Oct - 14:47

Finalement elle ne me gifla même pas ce qui semblait décevoir Hitomi. J’en étais sûre, cette sorcière m’avait poussé de la sorte pour pousser la jeune fille à ma frapper en me traitant sûrement de pervers. A force j’avais appris à la connaître ses petits tours vicieux ne me surprenait plus. J’ignorais un peu la revenante pour me concentrer sur les paroles de ma colocataire, de l’anglais que j’avais autant de mal à comprendre que le japonais mais j’en avais pris l’habitude. Par contre, j’avais l’avantage d’avoir Jean qui comprenait plus ou moins l’anglais, à nous deux on allait réussir à savoir ce qu’elle disait. Evidemment, Hitomi comprenait aussi sauf que je ne pouvais me fier à sa traduction, je m’étais déjà fait avoir une fois, c’était suffisant.

Jean était quelque peu choqué, comme d’habitude, de la réaction de la jeune fille, évidemment pour lui qui avait vécu dans la noblesse il était inconvenant qu’une demoiselle fasse ce genre de sous-entendu. Déjà, qu’il parlait anglais uniquement parce que son père avait de très bonne relation avec une famille anglaise, enfin à l’époque donc il n’avait jamais rien entendu de telle. Il n’est pas nécessaire de préciser qu’Hitomi n’était pas choqué par ses paroles au contraire elle était contrariée que ma colocataire prenne la situation aussi bien. Pour ma part je me terrais dans mon mutisme sur cette réflexion de la jeune fille préférant de loin passant pour muet et sourd que de dire tout haut ce que je pouvais penser tout bas. La revenante tourna autour de la jeune fille en la scrutant inlassablement avant de lancer d’un ton agacé :

« C’est une invitation qu’elle te fait là ! Elle n’imagine tout de même pas que tu vas te glisser dans son lit les nuits où tu te sens seul ! Garce ! » [Hitomi], dit-elle en giflant la jeune fille sauf qu’évidemment elle ne pouvait sentir qu’un vent froid sur sa joue droite rien de plus.

L’inverse m’aurait étonné de la sa part, un coup elle me poignarde dans le dos mais elle le fait plus volontiers aux personnes que je rencontre, enfin sauf exception. C’est étrange elle ne se comporte pas du tout de la même manière lorsque je rencontre un garçon, enfin passons… Je me reculais à nouveaux pour rejoindre le bord et m’y assoir. Exaspérant à cause de sa petite farce j’avais froid, j’enlevais mon sweet et mon t-shirt par la même occasion, de toute façon ils étaient trempés…

« Non mais qu’est-ce que tu fais Elef ! Faut pas répondre comme ça à ses attentes ! Tu veux pas enlever ton pantalon tant que tu y es, franchement arrêtes tes bêtises !»[Hitomi]

Qu’est-ce qu’elle était encore en train de s’imaginer ? Décidemment je ne pouvais rien faire sans avoir une seule réflexion plus ou moins déplaisantes de ses deux esprits comparables aux plus chiants des parents parfois. Bref, je n’allais tout de même pas garder des vêtements trempé au risque d’attraper un rhume même si je risquais de le chopper quand même, il faisait un peu froid cette nuit. J’entendis ma colocataire reprendre la parole en faisant allusion à des amis imaginaire ? Je n’avais pas fais attention mais on pouvait croire ça effectivement, enfin non elle voyait ça comme un problème en plus… J’en étais loin, j’avais toute ma tête mais c’est vrai que mon silence était un prix cher à payer, je restais souvent seul. Evidemment, je pouvais me contenter de mes amis revenants mais ça ne me suffisait plus depuis longtemps. Au moment même où je me demandais si je devais engager la conversation je sentis une frappe derrière ma tête qui me sortit de mes pensées… Je tournais mon regard aussitôt vers Jean, qui se trouvait à ma droite.

« Qu’est ce que t’attends, parle, tu comprends ce qu’elle dit non ? »[Jean]

Je souriais discrètement au revenant avant de reporter mon attention sur la seule vivante près de moi. Cette fois-ci je n’avais plus d’hésitation sur ce que j’allais faire, je réfléchissais juste aux mots que j’allais employer. L’anglais était une longue que j’entendais souvent depuis plusieurs années mais ça ne voulait pas dire que je savais le parler ou du moins pas complètement.

« Seul, oui, ami imaginaire non mais je parle aux morts. Le silence est mieux que mon anglais minable… Je ne connais que le grec. »[Elef, en anglais]

Simple et efficace même si ça avait nécessité que Jean me traduise certains mots afin que ma phrase soit compréhensible pour Nya. C’était vraiment chiant de dépendre d’un revenant même pour communiquer, voilà pourquoi c’était plus simple d’être muet en règle général mais étant donné qu’on allait se voir régulièrement, il valait mieux que je révèle le plus dur de mes secrets. Par contre je gardais l’existence de ma forme féminine Artémisia, secrète, pourquoi révéler à tous qu’elle était toujours en vie ? Je faisais déjà un effort en parlant. Je souris en fixant Nya juste pour voir sa réaction maintenant que je m’étais décidé à converser avec elle.

« Surprise ? »[Elef, en anglais]

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Nya Shane

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MessageSujet: Re: - Aux Cascades, à minuit - Pv Elefseus, my coloc' o/   Dim 28 Oct - 21:23

Et si je vous avais dis qu'il s'était mis torse nu ? Vous auriez fais un arrêt cardiaque, nan ? Et bien, en réalité, moi, j'ai juste haussé un sourcil pour souligner fortement ce que j'en pensais. C'est-à-dire un "Nan mais pourquoi tu te déshabilles ?". Et puis j'ai tout simplement fais le lien entre le fait qu'il soit tombé à l'eau et qu'il puisse avoir froid. Moi, impossible d'enlever mon tee-shirt (je vous préciserez pas pourquoi, nan ?), et impossible d'attraper la crève avec la lune. Et puis, j'avais pas froid.
Il me semblait que mon colocataire était louche. Pas dans le sens qu'il se déshabille sans prévenir, mais dans le sens qu'il était là sans être là. Je voyais bien que son regard furetait par-ci par-là, comme s'il suivait un moucheron que moi je ne percevais pas, et j'ai aussi surpris un sourire discret qui était accordé au vide intersidéral. Nan, réellement, son attention n'était pas fixée sur quelque chose que moi je pouvais voir ou entendre. Et même si j'étais presque sûre qu'il n'était pas schizophrène (j'ai dis presque), je ne pouvais pas savoir s'il y avait réellement quelqu'un que je ne voyais pas qui accaparait son attention. Et ça, ça me faisait franchement froid dans le dos.
La réponse s'est fait attendre. Bon en même temps, après avoir su, c'était largement compréhensible qu'il ne réponde pas. Non pas pour les raisons que vous croyez. Et puis, j'avais cessé de fixer mon attention sur le jeune homme depuis un petit moment déjà (Oui, car fixer un mec torse nu, c'est louche comme pas possible, alors j'avais eu la bonne idée de détourner le regard au bout de quelques dizaines de secondes). J'observais mon reflet dans l'eau. Rien de bien spécial par là : Mes habituels cheveux et yeux rouges presque sang en ce moment même. Certains trouvaient cette couleur bizarre. C'est vrai que le rouge était une couleur naturelle extrêmement… pas courante du tout.

- Seul, oui, ami imaginaire non mais je parle aux morts.

Je sursautais. Hein ? Heinnnnnn ? Je quittais rapidement du regard mon putain de reflet et remontais rapidement mes yeux sur le garçon. Un instant, je me suis demandée si c'était lui qui avait causé, ou si je me l'étais imaginée. Non pas que je sois du genre à imaginer des gens censés être muets parler, mais dans ce cas là c'était le plus plausible. Et bien non. Car, croyez-le ou non, monsieur par-lait ! La preuve :

- Le silence est mieux que mon anglais minable… ajouta-t-il à sa première phrase.

Je vous jure que je voyais ses lèvres bouger. Si si, il parlait réellement. Moi, j'étais littéralement bouche bée. Du genre à gober des mouches. Ou aussi des esprits, au choix, puisque apparemment il y en avait dans le coin. Et puis… Anglais minable ? Nannnnnn, il parlait pas anglais ? J'aurais voulu dire que ça craignait, mais, sûr de sûr, il le prendrait très mal. Du genre à plus jamais me parler, ce qui serait la chose la plus horrible. Pourquoi ne pas parler alors qu'on en a l'occasion ? C'était, pour moi, totalement… impensable.

- Je ne connais que le grec.

Ah bah… Okay. Je déglutis, fermant ma bouche pour éviter une crampe à la mâchoire. Je savais parler le grec ancien comme si c'était ma langue natale, qui avait certainement beaucoup de points communs avec le grec moderne, mais certainement pas assez pour qu'on puisse avoir une discussion d'aplomb. Une question me brûlait la langue, plusieurs même. Alors comme ça il n'était pas muet, mais ne parlait tout simplement pas notre langue ? Et il parlait aux morts ? C'était… Déconcertant.

- Surprise ? demanda Elefseus.

Je ricanais un court instant. Je ne voyais même pas pourquoi il se donnait la peine de poser cette question. Ça n'était pas un peu évident ? Chais pas mais c'était pas tout les jours qu'on rencontrait quelqu'un qui se faisait passer pour muet et qui ne l'était pas du tout - mais alors pas un iota.

- Ouep, bien sûr que oui, surprise ! je répondis avec un grand sourire.

En tout cas, il me semblait que pas grand monde n'était au courant qu'il n'était pas muet, apparemment, sinon ça se saurait. Et j'étais… pas que surprise, non, mais aussi heureuse d'être dans la confidence alors que je ne le connaissais que trop peu et qu'on était juste colocataires. A vrai dire, ça ne pouvait pas être le seul secret qu'il pouvait cacher, mais je lui en étais reconnaissante de me l'avoir dis. De toute façon, je me serais cassée du dortoir si jamais je n'avais jamais pu établir un discourt avec lui donc…
Mais maintenant, j'avais une ou deux tonnes de questions à formuler, et certaines me brûlaient tellement la langue que j'allais finir à un moment ou un autre par les lâcher - certainement n'importe quand et n'importe comment. Alors, puisque personne ne semblait être dans les parages à part moi, mon coloc' et quelques revenants. La première qui me venait à l'esprit était "Comment est-ce que tu peux me comprendre alors ?". Mais vu qu'il parlait au mort, il était presque logique qu'il l'ait aidé. Alors je passais directement à la question suivante :

- Et comment ça se fait que personne ne se soit désigné gentiment pour t'apprendre le japonais ou l'anglais ? demandai-je en fronçant les sourcils.

Car, oui, il y avait bien les Estate et quelques solitaires qui se seraient dévoués, enfin, je pense, pour apprendre une langue vivante à ce garçon, non ? Était-ce cette incapacité à comprendre correctement ce qu'on disait qui le faisait se murer dans le mutisme, ou quelque chose d'autre ? A moins d'être distant et asociale au point de ne pas parler à qui que ce soit - et ça encore, je comprenais.

- Et si jamais tu ne me comprends pas, fais le moi savoir, okay ? lui disais-je en souriant, gênée qu'il ne comprenne pas ce que je dis.

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Artémisia Dariès

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MessageSujet: Re: - Aux Cascades, à minuit - Pv Elefseus, my coloc' o/   Lun 29 Oct - 6:54

Je ne détestais pas l’eau mais le bain de minuit que je venais d’avoir m’en dégoutait pour le moment, mon jean me collait la peau encore plus que d’habitude, je n’avais même pas envie de me lever pour sentir la lourdeur que l’eau donnait à mon pantalon. Je regardais ma colocataire en voyant sa surprise dés le début de mes premiers mots tout en ne perdant pas de vue l’esprit vengeur qui lui tournait autour. Hitomi, tournait autour d’elle comme un rapace, je pense que si elle en avait eu la possibilité elle aurait pris possession de mon corps rien que pour faire du mal à la jeune fille même si je ne comprenais pas ce qui l’énervait autant.

La demoiselle déglutissait en restant presque immobile puis elle se mit un rire, d’une manière que je trouvais légère et agréable. Apparemment, elle prenait bien la chose après tout ce n’est pas comme si mon mensonge cacher une part de cruauté, loin de là.

Elle confirma sa surprise ce qui me fit sourire, légèrement amusé mais aussi content de pouvoir partagé quelques choses avec une personne vivante. C’était peut être anodin pour d’autre mais pour moi ça avait une grande importance. Enfin ça l’était d’autant plus lorsqu’on sait que le principal contact humain que j’avais eu était des médecins qui n’expliquaient pas que je sois encore vivant.

Par contre je me retrouvais vite en difficulté lorsque je compris qu’elle me demandait la raison pour laquelle personne ne m’avait aidé à apprendre l’anglais ou le japonais. C’était délicat, j’étais sous la forme de Misia lorsque tout ça s’est produit et je ne pouvais pas prendre le risque qu’on découvre que celle-ci est en vie. Je n’avais que deux possibilités mentir ou lui faire comprendre que je ne pouvais pas lui dire. Je me rendais compte que je ne pouvais presque rien dire sans mettre en péril le secret de ma forme féminine, après tout je ne vivais sous la forme d’Elefseus que depuis quelques semaines, 3 si je ne m’abuse. Cependant il y avait une explication plausible au fait que je n’ai pas pu apprendre les langues utilisé dans ce pensionnat qui serait capable de traduire de l’anglais ou du japonais en grec ? A première vue, je n’avais rencontré personne capable de le faire à part des morts. Cette partie là je pouvais la dire sans mettre en péril d’autres secrets sur ma personne. Cependant, trouver les mots juste pour expliquer ça me demanda beaucoup de mal alors c’est Jean qui me traduisit ce que je voulais dire une fois que je lui ais murmuré en grec ce que je voulais répondre. Au risque de paraître encore plus étrange sauf que maintenant elle en connaissait la raison. D’autant que Jean parlait un anglais trop courtois que je devais adapter à ma façon.

« Pour ça, il aurait fallut que je rencontre quelqu’un sachant parler le grec pour pouvoir m’apprendre l’anglais ou le japonais… Il y a les morts mais l’une d’elle est … folle et manipulatrice, qui s’amuse à me mettre dans des situations embarrassante et l’autre parle un anglais trop noble. »

Satisfait de ma phrase je fixais la jeune fille avant de dévier brusquement mon regard en me rappelant qu’elle était trempée et qu’il était sûrement déplacé que je la regarde de la sorte. C’est en pensant à ça que je compris pourquoi elle ne me regardait pas pendant un moment, je m’étais mis torse nu sans même prêter attention si ça la gênait ou non. Peut être qu’à force de passer d’un corps à un autre j’avais finit à ne plus donner la même importance à ma personne, ça ne me choquait pas en tout cas. Je reprenais mon sweet qui était encore légèrement mouillé et le remis, laissant juste mon T-shirt continuer de sécher à peu près.

Je souriais à nouveau lorsqu’elle me regarda légèrement gênée pour me dire que je n’hésite pas à lui faire part si je ne comprenais pas ce qu’elle disait. C’est étrange, je n’avais pas le souvenir d’avoir croisé un seul élève gentil jusque là pourtant Nya semblait sincère. Enfin.. ce n’était pas l’avis de tout le monde, Hitomi était revenue à mes côtés et faisait des grands signes dans tout les sens entre moi et la jeune fille.

« Tu ne vas quand même te lier d’amitié ou je ne sais quoi avec elle ! Elle se fiche de toi ! C’est qu’une sotte, impure ! Ce n’est pas moi la manipulatrice c’est cette chose aux cheveux rouge, rien que ça, ça devrait te mettre sur la bonne voie ! Partons avant que je décide de la tuer ! »

Encore une crise de colère de la revenante, elle était incapable de rester tranquille même 5 minutes, elle était à la fois vexée par mes paroles mais aussi par le fait que j’appréciais quelqu’un d’autre qu’elle apparemment. Je n’avais rien à craindre, elle n’avait jamais été capable de prendre possession de moi et ceux malgré mainte et mainte reprise. Au final, en voyant que je ne réagissais pas, elle s’assit à mes côtés en fixant avec énormément de haine ma colocataire.

Pour ma part, j’expliquais à Nya la raison pour laquelle j’avais choisis de me terrer dans le silence mais sans décrire la magnifique histoire de la traduction maladroite d’Hitomi en cours il y a plusieurs années, je pensais vraiment que j’allais perdre ma langue cette fois là… Au jour d’aujourd’hui, je comprenais de mieux en mieux ce qu’on me disait et j’apprenais à répondre du mieux que je pouvais. Je remarquais quand même qu’il était plus facile de parler en anglais qu’en japonais puisque j’avais l’aide de Jean alors que pour le japonais… c’était une grande folle sadique.

« Pour éviter qu’un revenant me fasse une mauvaise traduction… j’ai décidé de rester muet, même si ça signifiait être seul. »

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MessageSujet: Re: - Aux Cascades, à minuit - Pv Elefseus, my coloc' o/   Lun 29 Oct - 10:47

Un sourire accueilli ma surprise. Il se foutait de ma gueule ou était juste content de pouvoir surprendre une fille ? En tout cas, juste après, il a hésité longtemps avant de répondre. J'étais partagée entre croire que c'était du au fait qu'il ne comprenait pas ou avait du mal à traduire, ou qu'il hésitait réellement pour une raison qui lui était propre. Pour, certainement, cacher des choses. Or, je n'étais pas contre le fait qu'on puisse avoir des secrets - non, loin de là vu que je préférais amplement garder les miens - mais je détestais qu'on mente. J'écartais cette possibilité et je me concentrais sur la réponse.
Et puis le garçon parlait tout seul, tout bas certes mais tout seul. J'avais compris qu'il y avait des morts tout proche, certainement plus proche de moi que je n'avais envie de le savoir, mais ça faisait quand même… bizarre, et peur. Oui, car même si je n'avais pas peur de la mort en elle-même, les revenants, c'était autre chose. Je ne vous direz pas pourquoi, car ça ne vous regarderait pas, mais je détestais franchement les esprits. Les esprits mauvais, surtout, car les bons je m'en fichais un peu. Mais j'évitais généralement de devoir avoir affaire à eux - et aux dieux correspondants à la mort. Tout simplement car je savais que si l'un d'eux m'en voulais pour une raison que j'ignorerais un bon moment, j'aurais la vie dure. Car la mort n'est rien par rapport à ce qu'un esprit mal tourné peut vous faire subir. (Je ne citerais pas mes sources, désolé, trop de spoilers)

- Pour ça, il aurait fallut que je rencontre quelqu’un sachant parler le grec pour pouvoir m’apprendre l’anglais ou le japonais… Il y a les morts mais l’une d’elle est… folle et manipulatrice, qui s’amuse à me mettre dans des situations embarrassante et l’autre parle un anglais trop noble.


*Ah ? Tient donc…*

Je fis directement le lien entre la dernière partie de sa phrase et le fait qu'il soit tombé à l'eau tout à l'heure comme par magie - en m'entraînant avec en plus. J'hésitais entre étrangler l'esprit en question - ce que j'aurais pu faire dans certaines circonstances, mais passons - ou la féliciter. La féliciter d'avoir le courage de faire chier les vivants alors qu'elle était morte. Ça, c'était avoir du cran.
Mais je n'ai fais aucun des deux, tout simplement car les mots "folle et manipulatrice" m'ont fais grimacé. Tout ce que je craignais chez un esprit. Vous imaginez, un esprit totalement fou qui emmerdera des gens toute sa vie, tout en étant dangereux ? C'est à peu près tout ce que je crains dans le monde, aujourd'hui. Et puis, là, je n'avais que ce point en tête. Mon objectif était "ne pas attirer l'attention".
Elefseus eut la superbe idée de remettre son sweat. J'aurais pu chanter "Alléluia" un bon quart d'heure afin de montrer que c'était déjà moins gênant comme ça. Enfin, si j'oubliais que mes vêtements étaient toujours trempés (et puis, j'étais toujours dans l'eau). Mais comment sortir de l'eau et faire sécher mes vêtements rapidement ? Quelques instants, je pensais à utiliser la voie des Dieux mais… Je secouais la tête.
Et c'est là que mon oreille gauche s'est mise à siffler. Alors, autant vous le dire, vous ne devriez pas croire le fait que quand elles sifflent c'est quelqu'un qui parle dans votre dos. Car, dans votre cas, c'est juste en prévision de la surdité. Moi, dans mon cas, c'est réellement que quelqu'un parlait dans mon dos (un autre avantage de la pleine lune et du contact direct avec l'eau, je vous dirais). Je regardais autour de moi, mais définitivement je ne voyais personne d'autre. Je fixais Elefseus pendant quelques instants, réfléchissant. Son regard n'était pas fixé sur moi ou sur le paysage (je n'étais pas le centre d'attention général, nan ?) mais à côté de lui. Un esprit à côté de lui, alors. Je pouvais alors parier que c'était ce revenant qui parlait de moi. De toute façon, c'était du pile ou face, du oui ou non, du zéro ou un. Une chance sur deux de tomber sur la vérité.

- Pour éviter qu’un revenant me fasse une mauvaise traduction… j’ai décidé de rester muet, même si ça signifiait être seul.

Je hochais distraitement la tête. Vous voyez pourquoi je n'aimais pas certains revenants ? Tout simplement parce qu'à cause de farces ou choses comme ça, un garçon avec qui il n'était pas désagréable de parler se trouvait "obligé" de ne plus rien dire. Enfin, pour en arriver à ce point, il avait certainement fallut qu'une mauvaise traduction ai été traumatisante, et c'était compréhensible dans cet internat : la moindre insulte pouvait virer en bagarre ou menace. Alors, sûr, si le jeune homme comptait quotidiennement sur un mauvais esprit pour les traductions, ça pouvait poser de gros problèmes.

- J'aimerais bien te proposer de l'aide, mais je ne parle qu'un peu le grec moderne. Disons que je suis plus douée pour le grec ancien, et je crains bien que les différences soient trop grandes pour que je puisse réellement t'aider.

Je lui souris, gênée de ne pas pouvoir l'aider et de le laisser, en quelques sortes, se terrer dans son monde de solitude. Nan. Je pouvais l'aider mais… C'était beaucoup trop dangereux. Pour moi, pour lui, pour le ou les esprits qui trainaient par là. Si jamais ça tournait mal, c'était notre vie et notre âme, assurément. Et puis… merde hein. Fallait essayer.

- Dis-moi… Tiens-tu à ta solitude ? Que donnerais-tu pour pouvoir comprendre et parler l'anglais - ou le japonais - sans avoir besoin d'un esprit ?

Je fixais son regard rouge, un rouge très proche de celui que j'avais moi-même dans l'iris, en soulignant ma question par un regard sérieux. Je ne lui proposais pour l'instant rien du tout, je m'assurais juste de connaître ses motivations de ce côté-ci. Car si il préférait rester seul - et je le comprenais un peu - ça ne servait à rien que j'essaye. Je me détournais de lui et observais quelques instants la cascade. Oui, je pouvais le faire. Mais uniquement s'il décidait qu'il voulait savoir et parler.

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Artémisia Dariès

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MessageSujet: Re: - Aux Cascades, à minuit - Pv Elefseus, my coloc' o/   Lun 29 Oct - 22:03

J’avais de la chance que ma colocataire soit une personne si gentille, peut être que si j’avais croisé plus d’élèves comme elle je ne me serais pas renfermé sur moi-même. Cependant le même problème persistait, même elle ne pouvait pas m’aider à apprendre l’anglais puisqu’elle ne connaissait que le grec ancien qui diverge tout de même énormément avec le grec moderne que je parle. Hitomi avait les yeux rivée vers la jeune fille, serrant ses poings à chaque nouveau mot de sa part comme si c’était un affront que Nya m’adresse la parole. Je le savais mieux que quiconque, si la revenante en avait la possibilité elle aurait vraiment fait du mal à la jeune fille juste par pur égoïsme, elle ne pensait toujours qu’à sa petite personne. Là, son jeu se retournait contre elle alors forcément elle était agacée.

Finalement, on en arriva à une question assez étrange sur ce que je donnerais pour être capable de parler en anglais ou en japonais sans l’aide des revenants. Pourquoi est-ce qu’elle me demandait ça, était-ce vraiment juste pour savoir si je tenais à ma solitude ou cachait-elle quelques choses d’autres. Je n’avais même pas la réponse à cette questions puisque pour donner quelques chose il faut posséder quelque chose or je n’avais rien à part ma propre vie mais je ne renoncerais jamais à mon existence puisque mort, la connaissance des différentes langues m’étaient inutile. Alors quoi ? La solitude me lassait mais je ne sacrifierais rien pour changer ma situation, je finirais bien par apprendre l’anglais et le japonais par moi-même. Je regardais à nouveau ma colocataire après ma réflexion.

« Pour ça, il faudra avoir quelques choses à donner. J’apprendrai à parler l’anglais et le japonais après je n’aurais plus besoin d’être muet. »

La demoiselle semblait très sérieuse en parlant de ça mais qu’est ce qu’elle attendait comme réponse ? En plus d’être seule je n’avais jamais posséder ni famille ni ami ni objet de valeur. Et pis même si ça avait été le cas, je ne me résoudrais jamais à renoncer à quoi que ce soit juste pour pouvoir communiquer avec des vivants. Surtout que la méchanceté de certain ne valait pas que je comprenne ce qu’il dise.

« Pourquoi cette étrange question ? »

Il fallait que je lui demande après tout j’avais peut être mal comprit le fond de sa question, je comprenais ce qu’elle disait jusque là mais il pouvait y avoir plusieurs sens non ? En tout cas, j’avais l’impression que mon anglais n’était pas si nul que ça enfin si on oublie le fait qu’il me fallait du temps pour répondre, chose désagréable sûrement.

Hitomi s’était calmée puisque je ne lui accordais plus aucune importance mais pour combien de temps ? Elle restait rarement en retrait en temps normal. Peu importe, je voulais juste parler convenablement avec Nya, pour une fois que je pouvais avoir une conversation amicale avec une vivante qui ne soit pas médecin. Pourtant ma vie en elle-même était un mensonge, je me suis fais passé pour morte sous la forme de Misia juste pour me sentir libre mais finalement j’étais prisonnière de ma comédie, c’était la même chose pour mon mutisme… Tout ça je ne pouvais pas le révéler, ça faisait trop de chose. Surtout que, comment pourrait-elle me faire confiance en découvrant tout les mensonges qui m’entourent…

« Je me satisfais de ce que j’ai. Par exemple te rencontrer ce soir suffit à me faire oublier ma solitude »

Bam ! Je ressentis une forte claque derrière ma tête avant qu’on me repousse à l’eau. Je le savais, cette saleté ne pouvait pas rester tranquille 5 minutes ? Voilà qu’elle prenait mal une phrase qui me paraissait pourtant anodine. Qu’est ce qu’elle avait encore… Encore trempée et cette fois-ci, je m’enrhumais.

« Ça te rafraichira les idées !»[Hitomi]

Je passais une main dans mes cheveux légèrement humide du coup pour les dégager de devant mes yeux puis je regardais ma colocataire avec un petit sourire sincère envers elle mais un grain agacé.

« Je donnerai mon âme au diable pour ne plus supporter cette revenante… Je plaisante »

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MessageSujet: Re: - Aux Cascades, à minuit - Pv Elefseus, my coloc' o/   Mar 30 Oct - 18:47

- Je donnerai mon âme au diable pour ne plus supporter cette revenante…

C'est juste après cette phrase que c'est arrivé. Non pas que je n'ai pas entendu le "Je plaisante" après, ni que c'était de la faute à la phrase ou d'Elefseus. Mais, en vérité, ça n'était pas de ma faute non plus. J'ai juste pété un câble. Elle m'a juste fait péter un câble. Le contact avec l'eau m'a fait… perdre un peu le sens des réalités. Mon cœur avait arrêté de battre, et, un instant, j'ai senti la lune. Uniquement cette lune quasiment pleine, dans le ciel, qui me communiquait son incroyable puissance. Une puissance qui, je le savais, me détruirait lentement jusqu'à ma dernière goutte de raison. La puissance, c'est tout ce qui peut corrompre. La puissance, c'était l'une des seules choses qui m'atteignaient encore avec la soif. Non, la puissance s'accompagnait de soif. Je n'avais pas envie de boire la source à cet instant là, non. J'avais envie de tuer. Détruire. Pendant quelques instants, tout mon corps c'était raidi face à cette vague de puissance qui m'a assaillit sans que je m'y attende. Mes yeux ont lui d'un éclat dangereux, qui reflétait… de l'envie ? Oui, cette soif de sang qui allait m'assaillir de plus en plus souvent lors des pleines lunes. Je savais à quoi c'était du. Mais je ne pouvais pas y croire.
J'ai repris lentement mon souffle - qui commençait à être court à force de ne pas bouger un muscle - et ai décontractée tout mon corps d'un seul coup. Je m'attendais à ce que ce qui parcourait mes veines s'en aille automatiquement au bout de quelques secondes, mais non. J'ai attendu quelques secondes en me mordant l'intérieur de la joue afin de ne pas perdre les pédales. Pendant ces quelques secondes, j'ai pu rester raisonnable que grâce à cette douleur. Et puis ça n'a plu suffit, et j'ai gémi en portant une de mes mains à ma tempe comme pour apaiser le mal de crâne qui me martyrisait à présent la tête.

- Je ne pensais pas que ça commencerait si tôt dans le temps… Pourquoi ? chuchotais-je.

Je passais brusquement la tête sous l'eau, me recroquevillant sur moi-même. Je suis restée sous l'eau, longtemps, des minutes entières, le cœur battant à m'en faire exploser la poitrine. Je ne sentais plus la présence d'Elefseus. Plus que la mienne, celle de l'eau tout autour de moi et celle de l'astre lunaire qui commençait déjà à exercer son pouvoir sur moi.
Je manquais d'air. J'ai fermé les yeux quelques secondes, et une voix, grave et forte, comme le rugissement d'un lion, emplit quelques instants ma tête :
"Tu es la main de la lune. Tu es née pour servir-"
Je criais. C'était tout ce que je pouvais faire. Je ne pouvais pas pleurer. Pas résister. Juste…
*Sortir de l'eau.*

Ma tête émergea à la surface aussi soudainement que ce qu'elle y était rentrée. Mes cheveux étaient trempés, définitivement, et mes vêtements, je vous en parle même pas. Je me suis à peine donnée le temps d'avaler de l'air que je sortais, vitesse éclair, de l'eau. D'un geste du doigt, l'eau s'est enlevée de mes vêtements et de mes cheveux. Non, pas la peine de me demander comment j'ai fais, ça reste un mystère même pour moi. Il n'empêche que j'étais sèche, et que je me suis éloignée dard-dard de l'eau, avant de me recroqueviller à nouveau de tenter de me calmer.
La puissance s'en alla doucement mais sûrement, et l'envie d'égorger des petits chatons avec. Il ne me fallut que deux minutes pour retrouver tous mes esprits, et remarquer que la scène avait pu paraître bizarre. Nan, sûre, elle avait été bizarre. Mes deux genoux étaient calés contre ma poitrine, mes bras dessus, ma tête enfouie dans ces derniers. Je soupirais bruyamment avant de relever un peu la tête, laissant mes deux prunelles rouges apparaitre. Je regardais Elefseus, consciente qu'il m'avait certainement observé pendant ce temps de déconnexion totale.
J'étais soulagée, certainement plus que gênée.
*Non, ce ne sera pas aujourd'hui que je perdrais la tête. Pas devant quelqu'un.*
Je soupirais à nouveau. Quoi dire ? Quoi faire ? J'étais déjà bizarre avant, mais alors là… Non, jamais je ne raconterais tout ce qu'il pouvait m'arriver, tout ce qu'il m'est arrivé. Seuls les dieux le savent et le sauront - je sais qu'ils oublieront, c'est leur genre. Je détruirais la pierre qui relate toute la vie de mon sang, afin que personne ne sache.
Pour toute explication à mon accès de… je-ne-sais-quoi, je levais le doigt vers la lune. Un simple geste. Pas un mot. Pas un "Désolé du spectacle que j'ai donné", ni un "Oui, je sais, je suis bizarre". Rien. Juste la lune. Mais, pour moi, ça expliquait tout. Je regardais la réaction d'Elefseus. Non, je ne lui en voudrais pas s'il me traitait de folle. S'il partait. S'il allait dans une autre chambre. Non, je n'avais à en vouloir qu'à moi. Moi et à l'astre lunaire. Mon meilleur allié, mais aussi mon pire ennemi.

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MessageSujet: Re: - Aux Cascades, à minuit - Pv Elefseus, my coloc' o/   Jeu 1 Nov - 22:08

Froid… J’avais finis par enrhumer à cause d’un esprit, ça c’était la meilleure ! Je retournais sur le bord afin de me poser sagement enlevant à nouveau mon sweet mais je remontais mon T-shirt qui était sec maintenant. Bon, pas très utile puisque moi j’étais trempé de toute façon mais je n’avais rien d’autre, la prochaine fois je me baladerais avec une serviette. Pendant ce petit temps je prenais pour me mettre à peu près au sec, je vis ma colocataire faire des choses de plus en plus étranges comme si elle souffrait ou était contrariée ? Je n’arrivais pas à la comprendre, est-ce que j’avais dis quelque chose qu’il ne fallait pas ?

D’où j’étais, je voyais ses lèvres bouger comme si elle se parlait à elle-même, j’étais devenu un simple spectateur face à la jeune fille qui alla même jusqu’à mettre la tête sous l’eau. A ce moment précis, je ne cache pas que j’avais eu peur en le voyant pas en ressortir, j’étais même retourner dans ce foutu lac pour voir si elle allait bien mais elle ressortit d’elle-même avant que j’ai le temps d’arriver à elle. Hitomi se mit à rire de sa voix redevenue cristalline loin de la haine qu’elle ressentait avant pour la jeune fille. Apparemment elle était satisfaite de voir Nya m’ignorer complètement même si ça ne voulait pas dire qu’elle l’appréciait, loin de là. A chaque fois que je reportais mon attention vers la jeune fille, la revenante me rappelait à l’ordre en me disant que ma colocataire n’avait sûrement aucune envie de m’adresser la parole et que c’était sûrement pour ça qu’elle ne disait plus rien, ou du moins rien que je puisse entendre. Seulement, je ne partageais pas son avis alors je décidais de faire ce que je fais de mieux, suivre ma propre volonté !

Finalement, je la vis sortir du lac, l’eau disparaissant de ses vêtements et de ses cheveux, ce qui me montra qu’elle avait peut être un pouvoir sur l’eau, ça pouvait être très pratique, je préférais ça au contact avec les esprits. Puis je vis qu’elle me montra de son doigt la lune ? Au départ je ne compris pas et même après ça ne s’arrangea pas mais je la fixais cette jolie lune. Je confirmai oralement le fait :

« La lune est belle, c’est vrai ! »

Je me levais à nouveau pour me rapprocher de ma colocataire, sachant qu’elle n’était plus trempée, je n’avais plus l’appréhension de voir au travers de ses vêtements donc tout allait bien. Pour ma part, je ne voyais rien d’embarrassant à voir mon torse à travers mon T-shirt, en plus ça ne se voyait pas, il était noir, c’est juste qu’il me collait vraiment à la peau. Hitomi recommença à grogner lorsque j’avançais vers Nya, apparemment elle ne se lassait pas de me reprocher chaque choix que je faisais.

Il est vrai que ce qu’elle avait fait aurait pu faire fuir n’importe qui mais pas moi. Pendant trop longtemps on m’avait prit pour un fou car on m’entendait parler avec des êtres que j’étais seul à voir alors je savais ce que ça faisait de paraître bizarre et je ne ferais pas aux autres ce que l’on m’a fait. En plus je la trouvais vraiment sympathique malgré ça alors je préférais lui redemander clairement si tout allait bien pour elle.

« Tu vas bien ? … Tu as l’air … perturbée ? »

Je n’étais même pas sûr que c’était bien le bon terme, elle me semblait préoccupée certainement, ça avait peut être un lien avec la lune qu’elle m’avait montré ou avec ce qui lui est arrivée dans l’eau, je n’en savais rien et je n’étais pas bien placé pour lui demander de m’expliquer quelque chose qu’elle voulait peut être gardé pour elle. Cependant, je me décidais à faire un petit geste envers elle afin de briser l’ambiance un peu « tendue ». Je prenais une petite fleur violette qui se trouvait non loin de Nya et je la lui mettais dans les cheveux en lui souriant, espérant juste qu’elle allait comprendre que la situation d’avant ne m’avait en rien effrayé.

« On a tous nos secrets »

Dés que la fleur était bien dans les cheveux de la jeune fille je me reculais de quelques pas, prévoyant une réplique de la revenante que j’eus le temps de retenir par le poignet sans que la demoiselle ne se rende compte de ce que je faisais. Cette fois-ci je tenais Hitomi fermement, elle ne pouvait pas allez faire sa petite crise habituelle.



[J'espère que ça te va ^^' sinon je changerais]

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